Adamaoua : Les animateurs des radios sensibilisent contre le Paludisme.

Les animateurs de médias de proximité de l’Adamaoua viennent de se séparer à l’issue des travaux de 2 jours dans la ville de Meiganga, dans le Mbéré. Il était question pour les participants d’élaborer des messages prêts à diffuser pour mieux sensibiliser les populations sur le paludisme qui fait de nombreuses victimes chaque année dans la région.

La région de l’Adamaoua, comme les autres régions du septentrion connait pendant la saison des pluies une multiplication des gîtes des larves à l’origine des moustiques, principaux agents vecteurs du paludisme. Avec l’avenue du covid-19, les efforts semblent plus orientés vers la lutte contre la pandémie.

Les statistiques officielles de 2019 dans l’Adamaoua indiquent que 29% de décès de femmes enceintes ; et 69,4% des enfants de moins de 5 ans sont liés au paludisme. Ces chiffres qui font froid au dos traduisent à souhait le nouvel usage qu’ont fait les populations des Milda offertes par l’Etat. Le ministère de la santé en partenariat avec celui de la communication, par l’atelier de Meiganga appuie les radios communautaires dans la conception et la diffusion des messages pour la campagne de routine dans les langues nationales sur l’utilisation judicieuse des moustiquaires afin de prévenir le palu chez les femmes enceintes et les enfants de moins de moins de 5 ans.

Selon Dr. Nadine Fando, coordonnatrice du Groupe Technique Régional de Lutte contre le Paludisme de l’Adamaoua, a dans sa présentation axée sur les interventions de routine pour la lutte contre le paludisme. Après une mise au point de situation du paludisme dans la région, il ressort que le taux de couverture en Traitement Préventif Intermittent phase (TPI3) dans l’Adamaoua est de 91,5%. Il faut à cet effet sensibiliser les femmes enceintes à la pratique de la consultation prénatale. Le déficit de consultation pour les femmes enceintes est à l’origine de nombreux décès dus au paludisme.

Dans les formations sanitaires, près de 50% des cas de consultations sont liées au paludisme ou à la typhoïde, 2 maladies liées à la mauvaise hygiène de vie et de la qualité de l’eau de boisson. Avec l’abondante précipitation de ces derniers, la survenue d’épidémie de choléra n’est pas à écarter.

Au cours de deux jours des travaux de Meiganga, les animateurs des 13 radios communautaires de la région ont pris l’engagement de produire des messages de sensibilisation et des microprogrammes sur le recours tardif aux soins, le paludisme comme première cause de mortalité néonatale et infanto-juvénile et des microprogrammes. Malgré les efforts déployés par les pouvoirs publics et ses partenaires dans la lutte contre la malaria, elle demeure la première cause de mortalité. Ces chiffres alarmants découlent du recours tardif aux soins et la mauvaise utilisation des moustiquaires imprégnées de longue durée d’action.       .

Jean BESANE MANGAM 

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

trois × 3 =

ECHOS SANTE

GRATUIT
VOIR