Yaoundé - 17/04/2019

Journal africain d'informations sanitaires, environnementales et de développement durable

Formation du personnel de santé : la méthode révolutionnaire de l’Université évangélique du Cameroun

Située à Mbouo-Bandjoun, une localité à un jet de pierre de la ville de Bafoussam, cette institution universitaire s’impose comme la référence dans la formation professionnelle en science biomédicale en Afrique Centrale à travers sa méthode, son staff, ses campus, ses partenaires et ses laboratoires hautes de gamme.

L’Ethique, la créativité, l’excellence, constitue la devise sur laquelle repose la formation académique à l’Université évangélique du Cameroun. Crée depuis 2010, cette institution de référence internationale est constituée de 17 bâtiments  repartis  en deux campus sur une superficie de 13 hectares extensible à 23 hectares.  Elle compte aujourd’hui quatre  facultés dont La faculté des sciences et technologies, qi comporte deux département : le département des sciences biomédicales et le département de l’ingénierie biomédicale et de l’ingénierie énergétique. Le département des sciences biomédicales offrent un cursus de licence en sciences biomédicales et un cursus de master en biologie clinique option histopathologique et cytopathologique clinique, en pharmacologie, en santé globale et en sciences de la nutrition. Le département de l’ingénierie biomédicale et énergétiques offre la licence en ingénierie biomédicale et la licence en ingénierie énergique option éolique et microhydroénergique et un master en paramédicaux de blocs opératoires et technologies chirurgicales, laparoscopique et soins spécialisés, pour ne citer que cela. Ces cursus se font en partenariat avec les universités italiennes.

La faculté des sciences de l’éducation offre deux parcours : le premier pour les métiers de l’enseignement spécialisé en langues, sciences et sciences  humaines, science de la terre et de la vi, et l’autre pour les métiers de l’éducation spécialisée en gestion et gouvernance de l’éducation, l’éducation inclusive, l’intégration des technologies de l’information et de la communication dans l’éducation (TICE), ainsi que dans la formation des formateurs.

La faculté d’agronomie des sciences de l’environnement offre deux spécialités : la production avec deux potions, production animale et production végétale ; la transformation des produits alimentaires.

Pour des candidats  du niveau Bepc, l’Uec offte le cycle de capacité en droit et économie, qui leur permet après un formation de deux ans de s’inscrire en licence dans Université d’état pour préparer une licence, et même poursuivre avec le Master en sciences juridiques et économique

En octobre 2018, l’Uec a lancé le cycle Brevet de technicien supérieur (Bts) dans plusieurs spécialités.

L’Université évangélique du Cameroun dispose d’un cadre idéal pour les études et un environnement paisible loin des bruits urbains. Elle dispose d’une cité universitaire de 40 chambres pour 80 lits, un restaurant universitaire de 160 places : « nous organisons les menu par semaine et varions les repas africains avec ceux européens surtout quand les partenaires nous rendent visite » renseigne Biafeu Bergérine, chef service de restauration. Une bibliothèque-médiathèque avec wifi disponible 24h/24 permet aux étudiants et aux enseignants de faire des recherches sur place. L’Uec dispose également un personnel enseignant disponible et de qualité : « L’Uec compte un certain nombre de professeur qualifié nationaux et internationaux, et des missionnaires soit européens, soit de la diaspora camerounaise qui viennent régulièrement pour des enseignements dans notre université » affirme, fièrement,  le recteur, le Rev. Dr. Jean Blaise Kenmogne PhD.

Un parterre de partenaires pour une meilleure formation

L’Université Evangélique du Cameroun (Uec) a conclu et entretien des partenariats dynamiques et vivants avec les Universités nationales et étrangères.  « Dans notre faculté, nous disons toujours penser localement et agir globalement. Les accords conclus avec les universités camerounaises, africaines et européennes sont là pour confirmer ce principe. Ils contribuent dans une certaine mesure à lutter contre la fuite des cerveaux et pour favoriser la circulation des cerveaux. Pas seulement dans le sens de circulation géographique, mais aussi la circulation interdisciplinaire. Il s’agit d’une circulation à tous les niveaux. Pour relever ce défit, il faut à la fois penser localement et agir aussi au niveau  globalement, donc sur le plan pratique et sur la sphère politique. C’est la raison pour laquelle nous avons signé, le 22 mars 2017 à l’occasion de la visite du chef de l’Etat à Rome, à l’université de Rome Tor Vergata, un accord cadre de partenariat interuniversitaire entre les universités publiques et privées du Cameroun et les Universités italiennes. Nous expérimentons ici à l’Uec l’implémentation de cet accord à travers des projets universitaires pilotes », explique le Prof. Vittorio Colizzi, point focal de l’accord-cadre entre les universités italiennes et les universités camerounais et doyen de la faculté des sciences et technologies.

Grâce à ce partenariat, l’Uec offre à ses étudiants une formation de qualité fondée sur l’appropriation du « savoir » (Licence), du « savoir-faire » (Master), et du « savoir-réaliser » (Doctorat). Parmi les  partenaires de l’Uec ont  citer : l’Université de Yaoundé 1, l’université de Dschang, l’université de Ngaoundéré, l’université du Rwanda, ICT-University de Bâton-Rouge aux Usa, l’université de Rome Tor Vergata, l’université de Camerino, l’université de Rome la Sapienza, l’université de Modena (UNIMORE), l’université Libre de Bruxelles (ULB), l’Université de Pavia, le Centre Hospitalier Universitaire la Charité à Berlin en Allemagne et l’Université de Picardie Jules Verne d’Amiens en France.

« J’utilise l’Uec pour expérimenter des projets universitaires qui, concluants,  doivent être portés à la connaissance du ministre de l’enseignement supérieurs et des points focaux camerounais et italiens, afin que ces projets pilotes soient des modèles pour les autres universités », précise le Prof. Vittorio Colizzi. Après la Licence, les  étudiants de l’Uec ont la possibilité de poursuivre les études de Master et de Doctorat dans l’une des Universités partenaires italiennes en Sciences Biomédicales, en Ingénierie Biomédicales ou en Ingénierie Energétique.

 Le pôle de l’excellence  en Afrique subsaharienne

Ouvert, il y a moins de 4 ans, cette faculté est devenue la référence dans la sous-région Afrique Centrale en matière de formation des professionnels de la santé.  « Notre Faculté est encore jeune mais, elle développement exemplaire. Elle a pour objectif entre autres de contribuer au développement du Cameroun, avec conventions que nous avons signées avec les universités nationales et internationales, que nous entendons exploiter au mieux au bénéfice de tous les acteurs de la Faculté des Sciences et Technologies, à savoir les, enseignants et les étudiants. Actuellement la FST compte plus 50 enseignants, près de 200 étudiants inscrits dans les différentes filières de formation que nous offrons dans les deux Départements », décrit le Prof. Vittorio Colizzi, MD, PhD, Doyen de cette faculté. Pour les responsables de l’Université Evangélique du Cameroun (UEC), le défi est de former les africains qui répondent aux besoins spécifiques et révolutionnaires du continent. La présence d’une sommité scientifique à la tête de cette institution est l’illustration parfait de la qualité de la formation offerte. Dans le souci d’offrir une formation de qualité aux étudiants, plusieurs laboratoires ont été mis en place.  On peut citer : le laboratoire Polyvalent Didactique, le Centre de Recherche Clinique, le Laboratoire de Cytopathologie, le Laboratoire de Biologie Moléculaire & Immunologie, Laboratoire d’Hygiène Environnementale, le Laboratoire galénique (en préparation) et le Laboratoire d’Ingénierie biomédicale et Energétique. « Tous ces laboratoires sont équipés de matériels de dernière génération et répondent aux besoins des étudiants »,  reconnaît Paule Toukam, étudiante.  « Nous allons améliorer leur équipement, la formation du personnel ressource qui gère ces laboratoires, et encore plus important le développement des projets de recherche et de formation d’expertise professionnelle », rassure le Prof. Vittorio Colizzi.

La faculté des Sciences et Technologies de l’UEC est repartie en deux départements.  Le Département des Sciences Biomédicales qui propose l’obtention d’une Licence en Sciences Biomédicales option : Biologie Clinique ; Nutrition et Diététique ; Santé Publique et Pharmacologie. Un master en Biologie Clinique option Cytopathologie clinique et l’option biologie clinique approfondie. Outre ces spécialité, les étudiants ont la possibilité d’obtenir les Masters professionnels en  technologies chirurgicales, laparoscopique et soins spécialisés (Assistants-Anesthésistes, Panseuses ; Instrumentistes, etc.); en Ingénierie biomédicale chirurgicales (Maintenance des équipements de Blocs opératoires, entre autres en chirurgie Laparoscopique) et en ingénierie énergétique (énergies renouvelables).

Les dernières innovations, ce sont le Master en Santé Globale, le Master en Pharmacologie, le Master en Sciences de la Nutrition et Master en technologies chirurgicales, laparoscopique et soins spécialisés. Le Département d’ingénierie Biomédicale et Energétique permet de faire des  Licences en ingénierie biomédicale et en énergies renouvelables.

Ces formations, uniques en Afrique subsaharienne, bénéficient de la coopération au développement avec l’Allemagne, la France, l’Italie, la Belgique et le Rwanda. spécialisée dans la fabrication des équipements de la chirurgie laparoscopique.  Grâce à ces formations nous ambitionnons, à terme, de contribuer à la mise en place d’un meilleur environnement paramédical et social pour la prise en charge des pathologies oncologiques au Cameroun et en Afrique.

Des équipements de pointe  pour une formation de qualité 

La qualité des laboratoires  disponible dans les campus  offre aux étudiants une opportunité inégalable d’avoir le savoir et le savoir-faire pour un service qui répond aux attentes des populations.  Dans le campus de la faculté de sciences et technologie, l’étudiant ne rencontre aucun souci d’équipement. Le matériel installé est au-delà des attentes. Quel que soit  le cycle ou le niveau d’étude, les apprenants disposent d’une technologie qui répond aux normes internationales. Pour la formation technique, le FST dispose d’un laboratoire polyvalent composé d’une salle de 14 microscopes, un incubateur pour maintenir certains micro-organismes à la température idéale pour la croissance. Un espace biochimie pour faire des mélanges avec un thermostat et 2 spectrophotomètres. D’autres outils tels que les tests de cholestérol, d’urée, et des ions calcium : « Par an, au niveau des filières pratiques et techniques, pour 9 matières, nous pouvons avoir 25 à 30 séances de pratique par semestre. Avec la formation qu’on offre ici, un étudiant est à sa sortie  apte à  travailler dans n’importe quel laboratoire sans problème » renseigne Laure CHOUAMOU, ingénieur en analyse médicale, responsable de laboratoire depuis décembre 2016. Un espace d’examen parasitologie qui peut regrouper environ 150 étudiants en agronomie, sciences environnementales.  On dénombre cinq paillasses. A savoir la paillasse  pour la microbiologie, la parasitologie, la biochimie, la sérologie, et la microscopie.

On retrouve aussi le laboratoire d’hygiène environnementale qui permet aux étudiants de faire l’analyse de l’eau, des aliments, des plantes, du sol. Outre cela, le laboratoire de Laparoscopie mise en place il y a moins d’an, constitue l’un des zone de référence de cette université en Afrique subsaharienne. Ce laboratoire contient un compartiment soins infirmier, sage-femme et chirurgie : «nous disposons d’une unité d’application de chirurgie laparoscopie et soins spécialisés pour l’application des masters en  technique chirurgicale et soins spécialisés, un bloc opératoire en miniature où il y a des mannequins pour l’application des techniques en laparoscopie et des outils de mannequins anatomique» renseigne Alarick Talom, responsable de laboratoire anatomo-pathologie.

Le laboratoire d’anatomo-pathologie, baptisé laboratoire Jacqueline Ferrand, fondatrice du Master de Cytopathologie Clinique. Cette dame a le mérite d’avoir mis en place la toute première branche de master cytopathologie clinique rebaptisé en Master en Technologies Cytopathologiques et Histopathologiques. Ce laboratoire est utilisé pour l’analyse complète des cellules et tissus, une collection de lames colorées histoliques soit 6 mille lames et une gamme de produits chimique et colorants. L’ensemble des laboratoires disposent des équipements dotés d’une haute technologie médicale.

Dans cet environnement ou technologie et science se tutoie, il y a de quoi assurer une formation de qualité aux étudiants de tout bord.

L’unique  école doctorale pour le développement durable opérationnelle

Les premiers doctorants de l’école de Doctorat en Sciences Approfondies pour le Développement Durable ont démarré leurs cours pour l’année académique 2018-2019. Le premier séminaire doctoral de cette école inter-facultaire et interdisciplinaire se basant sur une forte coopération internationale avec les autres universités Africaines et Européennes, s’est tenu du 1er au 3 mars 2019 au campus de Mbouo/Bandjoun de l’Université évangélique du Cameroun (Uec). Près de 15 doctorants, venant de l’Angola, de la RDC, la Belgique, du Cameroun et autres ont répondu présents. Ce séminaire visait à imprégner les acteurs dans l’esprit de cette institution qui vise à « penser localement et agir globalement ».

Pour l’Uec, il s’agit de contribuer à la recherche des solutions adéquates à des difficultés que rencontrent les doctorants. Pour elle, et fidèle à sa devise résumée par le triptyque Ethique, Créativité et Excellence, la formation académique repose sur un continuum qui va des savoirs (Licence) au savoir-réaliser (Doctorat) en passant par le savoir-faire (Maitrise). C’est dans cet esprit et dans l’optique de la professionnalisation de ses enseignements qu’elle a créé un nouveau concept d’études doctorales pluridisciplinaires et pragmatiques comme moteur du développement local, national et transnational. L’École Doctorale des Sciences Approfondies pour le Développement Durable se veut un projet pilote novateur pour des doctorats donnant accès à l’emploi ou à des solutions de chômage, localisées et durables. « Nous avons fait un modèle pilote qui n’est pas présent en Europe à ma connaissance. Ce n’est pas non plus présent dans les Etats–unis. C’est-à-dire, une école doctorale pour le développement durable où il y a des étudiants de sciences biologique, des médecins, des sociologues, des anthropologues, des économistes, ds sciences humaines », explique le Pr Vitorrio Colizzi, enseignant dans cette université et président du Comité Scientifique de l’Ecole Doctorale. « Nous allons développer dans cette école, bien sûr chacun dans son domaine spécifique, avec des résultats expérimentés, dans les laboratoires, et sur le terrain. Mais, avec cette vision intégrée qui nous permettra d’avancer pas seulement au niveau local, mais au niveau globale. Il y a toujours ce problème de la formation transdisciplinaire, mais à la fin, les doctorats eux sont interdisciplinaires », précise-t-il.

Lire la réaction du Recteur de l’Université Evangélique du Cameroun

http://www.uecam.org/index.php/presentation/mot-du-recteur

Pour les doctorants, ils peuvent faire des études de haut niveau en toute flexibilité, en présentiel et à distance ; des orientations pluridisciplinaires africaines et contextualisées ; des séminaires de renforcement de capacités méthodologiques ciblés ; des ateliers d’écriture et de production des papiers scientifiques ; des stimuli pour la participation aux événements scientifiques ; des encadreurs de thèses de renom dans leurs domaines de recherche, qualifiés et bien motivés. Soutenir sa thèse en 3 ou 5 ans devient donc une réalité.

Joseph MBENG BOUM , Brenda NGOUFACK

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