Yaoundé - 23/02/2019

Journal africain d'informations sanitaires, environnementales et de développement durable

Formations sanitaires : le calvaire du personnel de santé

Entre salaires de catéchistes, manque de logement,  de matériel de travail, de valorisation, les blouses blanches ne savent plus à quel saint se vouer.  

Au Cameroun, on compte approximativement 1,1 médecin et 7,8 infirmières et sages-femmes pour 10 000 habitants (Aide-mémoire Oms, Ohrsa, 2010). « Le salaire moyen d’un médecin varie entre 155 300 et 173 000 FCFA, bien en dessous du minimum des 500 000 FCFA suggérés en fin d’analyse pour permettre au médecin de vivre avec un minimum de décence au Cameroun en 2017 », déplore Dr Massongo Massongo, secrétaire général de l’association des médecins du Cameron  (Medcamer). Face à d’autres corps de métiers au pays comme celui de l’éducation par exemple, le personnel médical fait office de parent pauvre. L’enseignant de lycée gagne 226 000 FCFA, après cinq ans d’étude. Le Commissaire de police (Bac+5) gagne au minimum 180 000 FCFA. Un magistrat en début de carrière, niveau Bac+5, est rémunéré à hauteur de 264 505 FCFA.

« Nous avons des carrières qui ne sont pas bien définies. Parfois, les médecins en zone rurale opèrent les malades dans l’obscurité, sans groupe électrogène. Il est temps que les patients camerounais aient accès aux soins de qualité », explique Dr  Ndoudoumou, secrétaire général du syndicat des médecins du Cameroun. A en croire les médecins camerounais, la prise en charge des patients dépend du traitement salarial de ces derniers. Difficile voir impossible de respecter le serment d’Hippocrate dans ce contexte. «Le personnel de santé a donc tout intérêt à travailler en milieu urbain où les gens ont des salaires plus élevés et où les chances de promotion sont de surcroît plus grandes que dans les zones rurales », précise Gaston Sorgho, spécialiste de la santé à la Banque mondiale et co-auteur de ce rapport. « Quelle que soit leur condition sociale, les Camerounais paient le prix fort pour des soins souvent inadéquats et le pays ne dispose pas de mécanismes de partage des risques de type assurance-maladie ce qui perpétue la pauvreté», ajoute-t-il.

Pourtant dans d’autres pays du continent noir les médecins ont un meilleur traitement. Au Kenya, un médecin touche 1 796 978 francs, en Côte d’Ivoire, 577 404 Fcfa, au Nigéria 392 272 francs, en Afrique du Sud, 1 929 485  et au Burkina Faso

Joseph Mbeng Boum

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