Yaoundé - 05/12/2019

Journal africain d'informations sanitaires, environnementales et de développement durable

Ressources génétiques : un réseau de journalistes APA voit le jour au Cameroun

Pour une meilleure appropriation et communication autour du protocole de Nagoya sur l’accès aux ressources génétiques et au partage équitable des bénéfices issus de leur utilisation, le ministère de l’Environnement, de la Protection de la nature et du Développement durable (MINEPDED) avec l’appui du Pnud a organisé un atelier les 14 et 15 novembre 2019 à Mbankomo en faveur des hommes et femmes de médias.

Le rôle que jouent les médias dans la protection de l’environnement n’est plus à démontrer. En effet, le journaliste constitue un maillon fort dans la chaîne de la préservation de la nature et la promotion des questions liées à l’environnement, ainsi que le développement du secteur des énergies renouvelables. C’est dans cette optique qu’une plateforme de journalistes pour l’accompagnement du processus APA au Cameroun dénommée : Journalistes pour APA au Cameroun (JAC) a été mis en place le 15 novembre dernier.

Le but de cette nouvelle plateforme est de regrouper tous les journalistes couvrant le secteur de l’environnement et précisément la valorisation des ressources génétiques (processus APA). De façon spécifique, ce réseau vise à dynamiser et promouvoir la communication sur le processus APA ; identifier et fédérer les initiatives de communication pour la promotion d’APA ; favoriser les échanges et partages d’expériences entre les membres ; assurer la formation continue de ses membres ; défendre le libre accès aux sources d’informations des ressources génétiques ; accompagner la mise en œuvre du processus APA ; rendre plus visible les activités en lien avec le processus APA au Cameroun.

Enjeux des ressources génétiques

Le  Protocole de Nagoya sur APA revêt une importance particulière pour les pays en voie de développement, en particulier le Cameroun, dépositaires d’une des plus grandes diversités biologiques dans le bassin du Congo. En effet, près de 20 ans après la ratification de la Convention sur la Diversité Biologique (CDB), le Cameroun, ne tire pas toujours profit des retombées découlant de la valorisation de ses ressources et connaissances traditionnelles par les industries utilisatrices. Les parties prenantes en particulier les chercheurs ne sont pas encore conscients des opportunités de développement qu’offre l’APA. Dans le cadre de la sensibilisation desdites parties prenantes mentionnée dans l’axe trois de la stratégie nationale, Il est important de renforcer les capacités des chercheurs dans le domaine afin qu’ils participent pleinement à la mise en œuvre de ce processus au niveau du Cameroun. C’est à cette fin que le Ministère de L’Environnement, de la Protection de la Nature et du Développement Durable et le Projet APA GIZ – COMIFAC appuient l’implication des chercheurs au niveau du Cameroun au processus APA.

En attendant la Loi

En attendant de mettre sur pied un cadre juridique spécifique sur les APA au Cameroun, il existe des instruments juridiques qui réglementent les questions environnementales de foresterie et d’agriculture renfermant quelques dispositions en matière d’APA. Pour mémoire, signé à Nagoya au Japon par les représentants de plus de 190 pays, réunis lors de la conférence des parties à la Convention sur la biodiversité (du 18 au 29 octobre 2010), l’accord de Nagoya vise à mieux protéger les espèces et les écosystèmes de la planète et à en partager plus équitablement les bénéfices. Il est en entré en vigueur le 12 octobre 2014.

Joseph MBENG BOUM

Laisser un commentaire

4 + 10 =

Catégories

Visiteurs


ECHOS SANTE

GRATUIT
VOIR