Riposte contre la Covid-19 : renforcement des capacités des équipes d’investigation et d’intervention rapide

Ils ont pris part à un atelier de renforcement des capacités des EIIR des 9 districts de santé de la ville de Douala.

Dans le cadre de la mise en œuvre du projet d’appui à la réponse contre la Covid-19 dans les neuf districts de santé urbain du département du Wouri, le Ministère de la Santé publique (Minsanté) a réuni des équipes d’investigations et d’interventions rapides (EIIR) des districts (50) ainsi que des facilitateurs. D’après les organisateurs de cette rencontre, le renforcement des capacités des EIIR standardisé permettra d’apporter une réponse efficace et efficiente au Covid-19 dans les districts de santé de la ville de Douala. Ainsi, les compétences des équipes EIIR seront renforcées pour une détection précoce et une réponse efficace afin de rompre la chaine de transmission de la maladie.

Médecin à l’hôpital de district de la cité des palmiers, EIIR régional, Dr Diengue Patrick affirme : « Cette formation vise à renforcer les équipes qui doivent investiguer et traiter les éventuels cas que nous allons dépister sur le terrain et, pour identifier ces cas  cela commence part  des alertes ». C’est donc à travers ces alertes que l’équipe d’intervention mène son investigation.  Surtout que tous les cas suspects ne sont pas forcément atteints de coronavirus. « C’est pour cela qu’il faut investiguer avant d’intervenir, si c’est un cas suspect on le prélève, après avoir prélevé on lui donne son résultat ensuite s’il est positif le traitement suit,  s’il est négatif il est juste sensibilisé sur les mesures barrières et autres dispositions nécessaires ».   

Depuis mars 2020, les responsables d’EIIR sont actifs sur le terrain. « La gestion de la Covid-19 s’est faite presque aisément parce que ce sont des équipes qui avaient déjà été préparés à l’avance, donc aujourd’hui c’est juste pour revoir  certains aspects parce qu’il y a de nouvelles stratégies que nous mettons en œuvre compte tenu de la gestion de la Covid-19 qui doit évoluer de plus,  il y a l’intensification, le tracking des cas que nous allons bientôt mettre en œuvre dans notre communauté », fait savoir Dr Hans Mossi Makembe, chef unité.

 Au terme de cet atelier de renforcement de capacité, les attentes des participants sont nombreuses mais pour certains le principal c’est : « déjà de  modifier le volet abstrait que mon équipe avait parce que les ateliers de formation sont là pour recycler et renouveler les moyens de prises en charge et le tracking des cas suspects », relève Dr Patrick Diengue.

Cet atelier de formation qui est un projet financé par l’Agence Française de développement (AFD) avec l’appui de l’Organisation mondiale de la santé (OMS) se déroulera en deux pools. La première séance de travail a débuté mercredi 23 et s’achève ce vendredi 25 septembre 2020. La deuxième séance de travail est prévue du 28 au 30 septembre 2020 dans la salle de réunion de la délégation régionale de la Recherche scientifique situé dans le quartier administratif de la ville de Douala, Bonanjo.

Au terme de ces rencontres qui a pour cibles 100 membres au total issus des districts de santé de Bangue, Boko, Bonassama, Deido, Cité des palmiers, Japoma, Logbaba, New-bell et Nylon, les différentes équipes auront des capacités renforcées sur : les procédures d’enterrements dignes et sécurisées, les techniques d’investigation et d’intervention rapide, les procédures de Wash, les techniques de prélèvement et d’acheminement des échantillons. 

  Ghislaine DEUDJUI  

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