Yaoundé - 13/11/2019

Journal africain d'informations sanitaires, environnementales et de développement durable

Vaccin contre le cancer du col de l’utérus: les journalistes scientifiques sensibilisent les populations au Cameroun

L’Association des journalistes scientifiques et communicateurs pour la Promotion de la Santé au Cameroun (AJC-PROSANTE) a organisé un point de presse ce 13 septembre 2019 à la salle des conférences de l’Ong Fis à Yaoundé pour éclairer les populations sur l’introduction du vaccin contre le cancer du col de l’utérus au Cameroun. Lire la déclaration de l’AJC-PROSANTE

Le Président de l’AJC-SANTE, Joseph MBENG BOUM et son bureau face à la presse, ce 13 septembre 2019 à Yaoundé.

Yaoundé, le 13 septembre 2019/- l’Association des Journalistes Scientifiques et Communicateurs pour la Promotion de la Santé (AJC-SANTE), a pris acte de la grosse confusion qui alimente les débats et déchaîne les passions au Cameroun et dans la sous-région Afrique Centrale au sujet du vaccin contre le Cancer du col de l’utérus, connu sous le vocable vaccin anti-VPH, (virus du papillome humain). Un sujet qui naturellement a retenu l’attention de notre association qui a aussitôt mené des investigations poussées en vue de lever tout équivoque sur ce sujet au combien sensible qui concerne la santé des populations camerounaises.

Cela étant, il convient de relever ici que le cancer du col de l’utérus représente la 2ème cause de cancer chez les femmes, avec une incidence de 30 pour 100 000 femmes au Cameroun contre une incidence mondiale de 15 pour 100 000 femmes. Le nombre annuel de nouveaux cas et de décès est respectivement de 2356 et de 1546. C’est donc fort de ces statistiques inquiétantes que l’AJC-PROSANTE a jugé utile d’apporter sa contribution afin de faire reculer cette maladie. Cette contribution passe en premier par  l’accès à la bonne information. Car au Cameroun plusieurs personnes perdent la vie à cause d’un manque d’information ou à cause de la de la propagation des fausses informations. Et, c’est malheureusement le constat fait par notre association au sujet de la prochaine introduction dans le Programme Elargi de Vaccination (PEV) du vaccin contre le cancer du col de l’utérus.

Le sujet relatif à la propagation des fausses informations constitue aujourd’hui un tort à la promotion de la santé au Cameroun et dans le monde entier. C’est d’ailleurs la raison pour laquelle hier, 12 septembre 2019, la Commission Européenne et l’Organisation Mondiale de la Santé (OMS) ont organisé conjointement le premier sommet mondial de la vaccination à Bruxelles. L’objectif étant  de donner un coup d’accélérateur à l’action mondiale visant à mettre un terme à la propagation des maladies à prévention vaccinale, et de plaider contre la diffusion de fausses informations sur les vaccins dans le monde entier.

Jean-Claude Juncker, président de la Commission Européenne, a déclaré: «Il est inadmissible que, dans un monde aussi développé que le nôtre, des enfants meurent encore de maladies qui auraient dû être éradiquées depuis longtemps. Pire encore, la solution est entre nos mains, mais elle n’est pas pleinement utilisée. La vaccination permet déjà de prévenir 2 à 3 millions de décès par an et pourrait éviter 1,5 million de décès supplémentaires si la couverture vaccinale mondiale était améliorée. Le sommet d’aujourd’hui est l’occasion de s’attaquer à ce problème. La Commission continuera à travailler avec les États membres de l’UE pour soutenir leurs efforts nationaux, ainsi qu’avec nos partenaires présents aujourd’hui. Il s’agit d’un défi mondial que nous devons relever ensemble et maintenant.»

Tedros Adhanom Ghebreyesus, directeur général de l’Organisation mondiale de la santé, a déclaré: «Après de nombreuses années de progrès, nous sommes à un tournant décisif. La rougeole a fait sa réapparition et un enfant sur dix continue de ne pas recevoir les vaccins essentiels. Nous pouvons — et nous devons — nous remettre sur la bonne voie. Nous n’y parviendrons qu’en veillant à ce que chacun puisse bénéficier de l’efficacité des vaccins, et en faisant en sorte que les gouvernements et les partenaires investissent dans la vaccination, qui constitue un bien social et un droit pour tous. Le moment est venu d’intensifier les efforts pour encourager la vaccination en tant que composante essentielle de la santé pour tous.»

Concernant le sujet qui mobilise toutes les attentions, il convient de souligner que dès 2014, le gouvernement du Cameroun a mis œuvre un projet de démonstration en deux phases dans les districts de santé d’Edéa et de Foumban. Cette phase pilote a permis de vacciner 14.365 jeunes filles âgées de 9 à 13 ans pour une couverture post campagne de 69% pour les deux doses. Des diverses expériences menées par le Gouvernement et CBCHS, le suivi des effets indésirables a montré qu’aucune Manifestation Post-Vaccinale Indésirable (MAPI) sérieuse n’a été documentée jusqu’à date.

Autant de données compilées par l’AJC-PROSANTE qui nous permet aujourd’hui de dire que la vaccination est le meilleur moyen de prévention des maladies évitables par le vaccin. Sur ce, dans sa dimension sociale et convaincue de ce que la vaccination sauve des vies, L’AJC-PROSANTE s’engage à promouvoir la vaccination.

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