Shopping cart

Subtotal 0 CFA

View cartCheckout

Echosanté est un magazine de santé en ligne dédié à l’information fiable, à la prévention, au bien-être et aux innovations médicales, pour aider chacun à mieux vivre et décider.

TnewsTnews
  • Home
  • INTERNATIONAL
  • 47e congrès de la Société ouest-africaine de pharmacologie : Pharmacopée, IA, autonomie médicale au cœur des débats
INTERNATIONAL

47e congrès de la Société ouest-africaine de pharmacologie : Pharmacopée, IA, autonomie médicale au cœur des débats

Email : 11

Face à une dépendance extérieure qui dépasse 80 % pour l’approvisionnement en médicaments, la communauté scientifique ouest-africaine se rassemble en Côte d’Ivoire. Entre intégration de l’intelligence artificielle, valorisation de la médecine traditionnelle et renforcement de la sécurité des soins, ce 47e congrès de pharmacologie entend poser les bases d’une réelle souveraineté médicale.

L’Afrique de l’Ouest franchit une étape cruciale dans la quête de sa souveraineté sanitaire. Le 47e congrès de la Société Ouest-Africaine de Pharmacologie (SOAP), couplé à la 2e Journée de pharmacologie, de thérapeutique et de pharmacovigilance, s’est ouvert ce mardi 13 octobre 2026 à l’Institut national de santé publique (INSP) d’Adjamé, à Abidjan.

Pour la première fois réunie en terre ivoirienne, plus de 300 personnalités du monde médical : chercheurs, cliniciens, régulateurs et industriels participent à ces assises sous le thème : « Innovation et défis en pharmacologie : vers une meilleure santé en Afrique de l’Ouest ».Briser la dépendance extérieure, un constat d’urgenceLa tenue de cette rencontre au sommet intervient dans un contexte de vulnérabilité structurelle critique.

Aujourd’hui, entre 70 et 90 % des produits pharmaceutiques consommés sur le continent sont importés. Un chiffre alarmant auquel s’ajoute une sous-représentation marquée dans la recherche mondiale : moins de 2 % des essais cliniques sont aujourd’hui conduits en Afrique.« Cette vulnérabilité des chaînes d’approvisionnement impose une réflexion pure et pragmatique sur notre souveraineté pharmaceutique », a averti le Dr Assane Coulibaly, directeur général de l’Autorité ivoirienne de régulation pharmaceutique (AIRP) et parrain de l’événement.

Rappelant le lien indissociable entre législation et rigueur scientifique, il a souligné également la nécessité d’évaluer et d’encadrer strictement les innovations pour qu’elles deviennent une opportunité concrète pour la région.Pour le gouvernement ivoirien, la recherche ne doit plus rester confinée aux laboratoires. Représentant le ministère de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique, le Pr Yolande Koffi a réaffirmé une ambition claire : « Produire des résultats pertinents, capables de répondre concrètement aux problèmes de développement et d’améliorer la qualité de vie de nos populations.»Intelligence artificielle, pharmacopée et pharmacologiePendant cinq jours, jusqu’au 17 octobre, les experts aborderont les mutations profondes de la discipline.

Au cœur des échanges figurent l’intégration de l’intelligence artificielle pour accélérer la découverte de nouvelles molécules, ainsi que la valorisation scientifique de la pharmacopée africaine afin de mieux encadrer la médecine traditionnelle.Parallèlement, un accent particulier est mis sur la pharmacovigilance locale. Dans le prolongement des travaux du 46e congrès de Port Harcourt (Nigeria) en 2025, qui s’était penché sur les risques toxiques liés à la pollution et aux crises écologiques, les spécialistes d’Abidjan travaillent à structurer la collecte de données sur les effets indésirables des traitements en situation d’urgence sanitaire.

Transmettre le flambeau et unifier la sous-régionAu-delà des enjeux scientifiques, l’événement revêt une dimension institutionnelle majeure. Les participants planchent sur l’harmonisation de la préparation au concours d’agrégation du CAMES en pharmacologie, un enjeu clé pour la formation des futurs cadres de la santé.Plaidant pour une synergie accrue entre les institutions francophones et anglophones, le président de la SOAP, le Pr Constant Allabi Aurel, s’est adressé directement à la jeune génération de chercheurs : « Vous n’êtes pas seulement le futur de l’université en matière pharmaceutique, vous faites partie de son présent.

En travaillant ensemble, notre université sous-régionale peut émerger plus forte, plus unifiée et plus inclusive. »Les travaux se poursuivront jusqu’au samedi 17 octobre sous forme de conférences plénières, de masterclasses et d’ateliers interactifs, avant de s’achever par l’assemblée générale statutaire qui désignera le prochain pays hôte de cette alliance scientifique sous-régionale.

img

Audray Ndengue

Journaliste

Ndengue Audray, journaliste dans le groupe Échos santé, Brevet de Technicien Supérieur en sciences et techniques de l'information et de la communication à l'Institut Universitaire Siantou. Écris et parle parfaitement le français

Leave a Reply

Articles similaires