Le Premier ministre a signé un arrêté accordant 45 jours supplémentaires au RGPH-4, jusqu’au 15 septembre 2026. Une deuxième prolongation motivée par une couverture encore insuffisante dans plusieurs régions, dont le Sud-Ouest, Douala et Yaoundé.
Le 31 juillet devait marquer la fin des opérations de collecte du RGPH-4. Mais les équipes de terrain disposent désormais de 45 jours supplémentaires. À travers l’arrêté signé vendredi dernier par le Premier ministre, chef du gouvernement, Joseph Dion Ngute, la période complémentaire est fixée du 1er août au 15 septembre 2026.
Cette décision intervient après une première prorogation qui avait déjà repoussé l’échéance initiale. Lancées le 24 avril, les opérations de collecte devaient initialement s’achever le 29 mai, avant d’être prolongées jusqu’au 31 juillet. La nouvelle période complémentaire traduit ainsi la volonté des pouvoirs publics de donner davantage de temps aux équipes pour parachever le dénombrement.
Des zones encore à couvrir
À quelques jours de la précédente échéance, plusieurs zones présentaient encore des niveaux de couverture insuffisants. Une évaluation réalisée le 17 juillet lors de la 14e session du comité technique du RGPH et du Recensement général de l’agriculture et de l’élevage faisait notamment état d’un taux inférieur à 50 % dans la région du Sud-Ouest ainsi que dans plusieurs arrondissements de Douala et de Yaoundé.
Dans certaines localités, le déficit de chefs d’équipe et la réticence de certains ménages à participer à l’opération compliquent également la progression de la collecte. Les autorités administratives avaient ainsi été appelées à renforcer la mobilisation des populations, avec l’appui des chefs traditionnels, responsables religieux et autres acteurs locaux.
Les agents recenseurs sollicités
La réussite de cette nouvelle phase repose aussi sur la mobilisation des agents recenseurs et superviseurs. Depuis le lancement du processus, des difficultés liées à leurs conditions de travail et au paiement de leurs indemnités ont été signalées.
La question financière constitue donc un autre enjeu de la période complémentaire. Au 17 juillet, le collectif budgétaire consacré à l’operation de collecte était annoncé à 30,429 milliards de francs CFA. Des dispositions avaient alors été prises pour accorder la priorité à la prise en charge des recenseurs par le Trésor public.
Les 45 jours supplémentaires devront ainsi permettre de poursuivre les déplacements sur le terrain, la supervision des équipes et la sensibilisation des populations, notamment dans les zones où la couverture reste faible.
Le pari du 15 septembre
À travers cette nouvelle période complémentaire, l’objectif est de disposer d’une couverture suffisamment large pour que les données issues du RGPH-4 puissent servir de base fiable à la planification du développement. Le recensement doit notamment permettre d’actualiser les données démographiques, sociales et économiques du Cameroun. Il est couplé au Recensement général de l’agriculture et de l’élevage.
D’ici au 15 septembre, les équipes devront donc poursuivre la recherche des ménages et des personnes encore non recensées, tout en renforçant la couverture des zones en retard. Après deux prolongations, cette nouvelle échéance constitue désormais un rendez-vous important pour les responsables de l’opération.
Le niveau national de couverture atteint au 31 juillet reste toutefois attendu. Sa publication permettra de mesurer précisément le chemin parcouru et l’ampleur du travail qu’il reste à accomplir au cours de ces 45 jours supplémentaires.













































































































































































































































































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