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Epidémie d’Ebola : Africa CDC valide la nouvelle stratégie de riposte contre Ebola

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Détections des alertes, suivi des contacts en temps réel, restauration de la confiance des populations, lancement de l’utilisation élargie du vaccin Ervebo, telles sont entre autres l’ensemble de mesures d’urgence édicté par le Président Félix-Antoine Tshisekedi Tshilombo basées sur une appropriation nationale et une redevabilité stricte pour briser la transmission du virus. Décision grandement saluée par Africa CDC.

Face à une crise sanitaire sans précédent, la République démocratique du Congo déploie l’artillerie lourde. Les Centres africains de prévention et de contrôle des maladies ont officiellement apporté leur soutien à la mise en œuvre immédiate d’un plan national de riposte contre l’épidémie de maladie à virus Ebola, souche Bundibugyo. Salué pour son leadership audacieux, le président Félix-Antoine Tshisekedi Tshilombo a édicté un ensemble de mesures d’urgence basées sur une appropriation nationale et une redevabilité stricte pour briser la transmission.

L’urgence est absolue, car douze semaines après la déclaration de l’épidémie, le bilan fait état de 4 120 cas confirmés et 1 887 décès. Le virus progresse neuf fois plus vite que lors de la crise historique de 2014-2016 en Afrique de l’Ouest. En moins de trois mois, la maladie est passée de 11 zones de santé dans la seule province de l’Ituri à 53 zones réparties dans cinq provinces, touchant le Nord-Kivu, le Sud-Kivu, le Haut-Uele et la Tshopo. Devant l’insuffisance des opérations conventionnelles, où la majorité des décès surviennent encore au sein des communautés, Kinshasa a acté un changement radical de paradigme à travers un modèle opérationnel unique.

Un plan de riposte stratégique

Le plan congolais s’articule autour du concept d’une seule riposte déclinée en six interventions interdépendantes. La première grande mesure consiste à déployer une riposte centrée sur les villages. Elle sera conduite par des agents de santé communautaires de confiance, choisis par les habitants, formés et rémunérés. Equipés d’outils numériques connectés par réseaux mobiles ou satellitaires, ils auront pour mission de détecter les alertes, suivre les contacts en temps réel et

restaurer la confiance des populations.

Parallèlement, le gouvernement lance une utilisation élargie du vaccin Ervebo. Malgré des données encore non concluantes mais biologiquement plausibles sur sa protection croisée contre la souche Bundibugyo, ce vaccin homologué sera déployé à grande échelle en commençant par les contacts, les personnels de première ligne et les personnes à risque comme les conducteurs de taxi-moto. Pour favoriser le recours précoce aux soins et éliminer la transmission cachée, les paiements directs des usagers sont temporairement suspendus dans les zones touchées. L’État garantit en contrepartie la paie régulière des agents de santé et l’approvisionnement continu en équipements de protection et médicaments.

Sur le plan clinique, l’accès aux traitements optimisés comme le remdésivir pour les malades et l’obeldésivir pour la prophylaxie post-exposition des contacts à haut risque sera rapidement généralisé. La réponse intègre également une forte dimension humanitaire avec une aide en nourriture, en eau et un soutien psychosocial, tout en préparant la rentrée scolaire de septembre grâce à des protocoles sanitaires stricts. Enfin, le président Tshisekedi exige une transparence financière totale de bout en bout. Un mécanisme unifié de suivi financier, géré avec l’OMS et l’Africa CDC, obligera chaque partenaire à déclarer l’affectation de ses fonds, alors que 450 millions de dollars ont déjà été mobilisés globalement, en plus d’une nouvelle aide américaine de 242 millions de dollars.

Le pragmatisme scientifique prime désormais sur l’attente de certitudes absolues. Le docteur Jean Kaseya, directeur général d’Africa CDC, a rappelé qu’attendre des preuves parfaites pendant que des personnes meurent est inacceptable. L’organisation panafricaine soutient ainsi la demande officielle de la RDC auprès du Groupe international de coordination pour la libération immédiate des vaccins, tandis que l’alliance Gavi s’engage à libérer d’importants fonds pour couvrir les coûts opérationnels. Sur le terrain, la microplanification est déjà finalisée avec les instituts nationaux pour assurer un déploiement sécurisé, éthique et transparent.

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Audray Ndengue

Journaliste

Ndengue Audray, journaliste dans le groupe Échos santé, Brevet de Technicien Supérieur en sciences et techniques de l'information et de la communication à l'Institut Universitaire Siantou. Écris et parle parfaitement le français

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