À la Place de l’Indépendance de Yaoundé, la 4ᵉ édition de la Handi-Foire met en lumière, du 18 au 20 août, les talents, les compétences et les initiatives des personnes en situation de handicap. Sous le thème « Transformer le handicap en potentiel de développement », le rendez-vous veut faire de l’inclusion sociale un levier d’autonomie.
À la Place de l’Indépendance, ce mercredi matin, les stands attirent progressivement les visiteurs. Ici, des créations artisanales sont soigneusement disposées. Là, des produits cosmétiques et d’entretien attendent les curieux. Plus loin, des livres et des pièces de haute couture donnent aux espaces d’exposition des allures de petit marché aux savoir-faire. Dans les allées, personnes en situation de handicap, visiteurs et autres participants se côtoient dans une ambiance faite d’échanges, de découvertes et de démonstrations.
C’est l’image que veut donner la Handi-Foire : celle d’un espace où le handicap ne constitue pas le point de départ du regard porté sur une personne, mais où ses capacités, son travail et son potentiel occupent le devant de la scène.
Des savoir-faire au cœur de la foire
Lancée mardi 18 août, la quatrième édition de ce Salon du handicap et de l’inclusion sociale rassemble différents profils autour d’une même ambition : montrer que les personnes en situation de handicap peuvent être actrices de leur propre développement.
Artisanat, cosmétiques, produits d’entretien, livres ou encore haute couture composent l’offre présentée au public. À travers ces productions, les exposants ne cherchent pas seulement à présenter ce qu’ils savent faire. Ils veulent également trouver des débouchés, attirer de nouveaux clients et faire connaître leurs activités.
Pour les organisateurs, cette visibilité constitue une étape importante vers l’autonomisation. La Handi-Foire portée par Étienne Songa Bidjocka entend ainsi
contribuer à changer les perceptions et à favoriser une participation plus importante des personnes handicapées à la vie économique et sociale.
Une foire qui rassemble au-delà des stands
L’ambiance ne repose toutefois pas uniquement sur les produits exposés. Des prestations artistiques ainsi que des activités sportives adaptées réunissent personnes handicapées et personnes valides.
Ces moments donnent à voir une autre dimension de l’inclusion : celle d’un espace partagé, où les différences physiques ou sensorielles ne constituent pas un obstacle à la participation collective.
La présence de visiteurs venus découvrir les produits ou simplement observer les différentes activités participe également à cette dynamique. Pour les organisateurs, la rencontre avec le public est essentielle. Elle permet de créer un dialogue et, surtout, de sortir le handicap du seul registre de l’assistance.
De la visibilité à l’autonomie
Pour les personnes qui entreprennent, le but est de pouvoir transformer leur savoir-faire en activité durable. La formation, l’accès au financement, aux équipements, aux marchés et à la clientèle restent donc déterminants.
La Handi-Foire ambitionne ainsi de servir de passerelle entre les personnes en situation de handicap et le grand public, mais aussi entre leurs compétences et les opportunités économiques. Le défi consiste désormais à inscrire cette dynamique dans la durée.
Faire du handicap un potentiel de développement
En choisissant pour thème « Transformer le handicap en potentiel de développement », cette quatrième édition porte un message qui dépasse les trois jours d’exposition. Il s’agit de rappeler que l’inclusion ne se limite pas à la présence des personnes handicapées dans les espaces publics. Elle passe également par leur capacité à apprendre, produire, entreprendre, travailler et participer pleinement à la vie économique.
Jusqu’au 20 août, la Place de l’Indépendance devient ainsi une vitrine de ces possibilités. Une vitrine qui invite les visiteurs non seulement à regarder, mais aussi à acheter, échanger et découvrir des compétences qui restent parfois invisibles au quotidien.
La véritable perspective de la Handi-Foire se trouve peut-être là : faire en sorte que
les talents exposés pendant trois jours ne restent pas seulement admirés, mais qu’ils trouvent, après la fermeture des stands, davantage de clients, de partenaires et d’opportunités pour se développer.










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