Face à l’escalade inédite des violences domestiques et des drames humains qui secouent le Cameroun en cette année 2026, l’Hôpital Jamot de Yaoundé, à travers une note de service publiée le 25 mars 2026, met en place un parcours de prise en charge dédié et financièrement allégé pour les survivants. Une initiative qui vient renforcer les actions judiciaires et sécuritaires menées en parallèle par les pouvoirs publics.
Le Cameroun est confronté à une poussée dramatique des violences sociétales. En 2026, les cas de féministes et de femmes victimes d’agressions conjugales continuent de défrayer la chronique, suscitant une vague d’indignation massive sur les réseaux sociaux via le mouvement ≠ StopFéminicides.
Pour répondre à cette urgence médicale et psychologique, l’Hôpital Jamot de Yaoundé (HJY) a réagi fermement. Dans une note de service datée du 25 mars 2026, la direction de cet établissement hospitalier de deuxième catégorie a formalisé un circuit de prise en charge d’urgence, fruit d’une convention signée avec l’Association ACAHIJEC (Association Camerounaise d’Aide à l’Hygiène et à l’Insertion des Jeunes dans les Communautés).
Un service spécial dédié aux victimes
Désormais, le 1er Box de consultation du service de Santé Mentale est spécifiquement réservé à l’accueil et aux premiers soins des personnes victimes de violences. Dès leur arrivée, les patients y sont directement orientés, sans aucune lourdeur administrative préalable. Sur le plan financier, la mesure se veut très protectrice : les consultations, les éventuelles hospitalisations ainsi que l’établissement des certificats et rapports médicaux indispensables à la justice sont entièrement gratuits. Une réduction de 30 % est appliquée sur les examens biologiques, seuls les médicaments restant à la charge des familles. La Surveillante Générale et les services financiers ont été sommés d’appliquer strictement ce dispositif.
En parallèle de cette riposte sanitaire, l’Etat camerounais tente d’endiguer le fléau malgré des contraintes budgétaires et logistiques. Le gouvernement a intensifié les concertations interministérielles et poursuit le déploiement de cellules spécialisées les « Gender Desks » et « Child Desks » dans les commissariats et les brigades de gendarmerie. Ces structures visent à accueillir dignement la parole des victimes et à engager des poursuites judiciaires adaptées.
En articulant prise en charge médicale gratuite au sein de l’Hôpital Jamot et écoute spécialisée dans les services de maintien de l’ordre, la riposte nationale commence à structurer son maillage de protection. Reste désormais à garantir la pérennité financière de ces gratuités et l’extension de tels dispositifs à l’ensemble du territoire, pour que plus aucune victime ne reste isolée face à son bourreau.











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