Des déchets ménagers visibles en bordure d’une école primaire à Bertoua viennent ternir le décor en cette rentrée scolaire 2026-2027. Alors que les cours ont repris le lundi 7 septembre 2026 sur l’ensemble du territoire camerounais, ce constat soulève des interrogations sur la salubrité des espaces qui entourent les établissements scolaires et sur le cadre de vie proposé aux élèves.
Une poubelle, des emballages et plusieurs déchets ménagers sont visibles à proximité de l’établissement. Le constat est localisé en bordure de l’école et non dans l’enceinte réservée aux élèves. Mais cette proximité suffit à attirer l’attention. À quelques pas des salles de classe, ces déchets donnent une image peu reluisante de l’environnement immédiat de l’établissement, au moment où les enfants reprennent leurs activités scolaires.
Pour Marie-Thérèse, parent d’élève rencontrée sur place, cette situation ne devrait pas être banalisée : « Une rentrée scolaire ne devrait normalement pas commencer avec des déchets autour d’une école. Les enfants viennent pour apprendre et ils doivent pouvoir évoluer dans un environnement propre. Il faut que les abords soient nettoyés avant même l’arrivée des élèves », estime-t-elle.
Wilfrid Abega partage cette préoccupation. Pour lui, la question dépasse le simple aspect esthétique : « L’école est aussi un lieu où l’enfant apprend la discipline et les bonnes habitudes. Si on lui demande de ne pas jeter les déchets n’importe où, il faut également lui montrer l’exemple à travers un environnement propre », souligne-t-il.
La présence de déchets ménagers à proximité d’une école peut également susciter des préoccupations sur le plan sanitaire : « Abandonner sur place les déchets ménagers peut attirer les insectes et dégager des odeurs désagréables. Avec les pluies, ces déchets peuvent être entraînés par les eaux de ruissellement, obstruer les caniveaux et favoriser la stagnation des eaux », explique un spécialiste de la santé.
Dans une ville où les pluies peuvent rapidement transformer certains espaces en zones boueuses ou difficiles d’accès, l’entretien des abords des établissements scolaires apparaît donc comme une nécessité. Une école propre ne se limite pas à des salles de classe balayées ou à une cour entretenue. Les espaces situés autour de l’établissement participent eux aussi au cadre dans lequel les élèves évoluent.
La responsabilité de cette salubrité est partagée. Les responsables des établissements peuvent veiller à l’entretien des espaces relevant de leur ressort, tandis que les collectivités territoriales et les services compétents ont également un rôle à jouer dans la gestion des déchets et l’assainissement des espaces publics. Les riverains et les usagers doivent, eux aussi, éviter de transformer les alentours des écoles en points de dépôt.
Au-delà de l’entretien ponctuel, c’est donc une véritable culture de la propreté qui est appelée à s’installer autour des établissements scolaires. Car les enfants apprennent autant par les consignes qui leur sont données que par ce qu’ils observent autour d’eux.
En cette rentrée scolaire, le constat fait aux abords de cette école primaire sert ainsi de rappel. Offrir aux élèves un cadre propice aux apprentissages, c’est aussi veiller à ce qu’ils puissent franchir les portes de leur établissement sans avoir à côtoyer des déchets ménagers.
Lutricia Atol










Comments are closed