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Journée mondiale de la sécurité des patients : Maladies chroniques ,quand les soins peuvent aussi devenir un risque

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Célébrée le 17 septembre, la Journée mondiale de la sécurité des patients met cette année l’accent sur la sécurité des soins pour les personnes vivant avec des maladies non transmissibles. Pour ces patients soumis à des traitements et à un suivi de longue durée, une erreur de prescription, une automédication ou une mauvaise transmission d’informations peut compromettre la prise en charge.

Un parcours qui exige de la vigilance

Vivre avec une maladie chronique implique souvent des consultations répétées, des examens réguliers, des prescriptions et parfois plusieurs traitements pris simultanément. À chacune de ces étapes, la qualité des soins joue un rôle déterminant dans l’évolution de la maladie.

Chez une personne atteinte d’une maladie chronique du foie, par exemple, le traitement doit tenir compte de l’état de l’organe. Certains médicaments étant métabolisés par le foie, leur dosage peut nécessiter une adaptation lorsque celui-ci fonctionne moins bien. Une prescription inappropriée peut alors exposer le patient à un surdosage ou à des effets indésirables.

La sécurité repose également sur la continuité du traitement. Modifier ou interrompre seul un médicament destiné à contrôler une maladie chronique peut provoquer une aggravation de l’état de santé ou une nouvelle poussée de la maladie.

L’automédication, un risque supplémentaire

Chez les patients chroniques, prendre un médicament sans avis médical n’est pas un geste anodin. Un produit disponible sans ordonnance peut interagir avec un traitement déjà prescrit ou aggraver une maladie existante.

Certains antidouleurs, anti-inflammatoires, antibiotiques ou produits présentés comme « naturels » peuvent notamment poser problème chez les personnes atteintes d’une maladie du foie. L’association de plusieurs médicaments peut également augmenter le risque d’effets indésirables.

Dans certaines situations, ces associations peuvent favoriser une hémorragie digestive ou une atteinte rénale. Un produit utilisé régulièrement pour soulager un symptôme peut aussi masquer un signe d’alerte et retarder la prise en charge d’une complication.

La prudence concerne également les plantes médicinales et les remèdes traditionnels. Leur origine naturelle ne signifie pas qu’ils sont sans risque, particulièrement lorsqu’ils sont associés à des médicaments.

Quand l’information devient un élément de sécurité

La prise en charge d’une maladie chronique fait parfois intervenir plusieurs professionnels. Une information mal transmise entre eux peut alors devenir une source de risque.

Avant toute nouvelle prescription, le médecin doit connaître les traitements déjà utilisés par le patient, ses allergies et ses autres maladies. Le patient doit également signaler les médicaments prescrits ailleurs, les compléments, les plantes et les remèdes traditionnels qu’il prend.

La sortie d’hospitalisation constitue une autre étape sensible. Une ordonnance mal comprise, un traitement dont les modalités ne sont pas clairement expliquées ou l’absence de suivi programmé peuvent compromettre la continuité des soins.

Des signes qui doivent alerter

Certains changements nécessitent une consultation rapide chez les personnes atteintes d’une maladie chronique du foie ou du système digestif. Une jaunisse qui s’aggrave, un gonflement rapide du ventre, des vomissements de sang, des selles noires, une confusion inhabituelle ou une somnolence importante peuvent signaler une complication grave.

Des douleurs abdominales intenses et persistantes, des vomissements répétés, des diarrhées sanglantes ou un amaigrissement rapide et inexpliqué doivent également être pris au sérieux.

Après l’introduction d’un médicament, une éruption importante, un gonflement du visage ou des difficultés respiratoires constituent aussi des signes d’alerte nécessitant une prise en charge urgente.

Une responsabilité partagée

La sécurité des patients ne repose toutefois pas uniquement sur leur vigilance. Elle dépend aussi de la capacité des professionnels à poser un diagnostic précis, vérifier les traitements, adapter les prescriptions, transmettre correctement les informations et assurer un suivi approprié.

Pour faciliter cette prise en charge, le patient peut conserver une liste actualisée de ses médicaments, allergies, maladies connues et produits utilisés, afin de pouvoir la présenter à chaque professionnel consulté.

Dans les maladies chroniques, la sécurité des soins se joue donc bien au-delà de la consultation. Du diagnostic au traitement, du suivi à la gestion des effets indésirables, chaque étape compte. Prévenir les erreurs évitables devient ainsi une composante essentielle d’une prise en charge durable.

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Zanga Ornéla, journaliste dans le groupe Echos Santé, Licence professionnelle en sciences et techniques de l’information et de la communication à l’ESSTIC. Écris et parle parfaitement le français et l’anglais.

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