Convoqués au cabinet du MINEPIA, les dix délégués régionaux ont reçu des consignes fermes. Entre impératif de résultats et mise en œuvre rigoureuse du PIISAH, le temps des rapports de complaisance est définitivement révolu.
L’heure n’est plus aux discours de circonstance. Face aux dix délégués régionaux convoqués au cabinet du Ministère de l’Élevage, des Pêches et des Industries Animales, le ton est donné d’emblée : la souveraineté alimentaire du Cameroun ne se décrètera pas depuis les bureaux climatisés de la capitale. Elle se construira sur le terrain, dans les fermes, les étangs piscicoles et les marchés à bétail, sous peine de voir le pays dépendre durablement de l’extérieur pour nourrir sa population.
C’est dans cette atmosphère de mobilisation générale que le Dr Taïga, Ministre de l’Élevage, des Pêches et des Industries Animales, a présidé une réunion d’échange et de partage avec les délégués régionaux venus des dix régions du Cameroun. Objectif affiché : renforcer la coordination, l’efficacité et la synergie d’action entre l’administration centrale et les services déconcentrés, dans un contexte marqué par la mise en œuvre du Plan Intégré d’Import-Substitution Agropastoral et Halieutique, le PIISAH.
Dans son propos introductif, le Ministre a rappelé avec fermeté l’impératif de discipline, de redevabilité et de résultats sur le terrain. Il a invité les délégués régionaux à être de véritables relais de la politique gouvernementale impulsée par le Chef de l’État, S.E. Paul Biya, en matière de souveraineté alimentaire et de réduction des importations. Un rappel à l’ordre qui dit tout de l’urgence : le Cameroun importe encore massivement des produits que son sol et ses eaux pourraient fournir.
Face aux dix délégués régionaux du MINEPIA, le constat des difficultés de terrain a été posé sans complaisance : manque de données fiables, suivi défaillant et circulation lente de l’information. Pour y remédier, des résolutions strictes ont été adoptées afin d’instaurer de nouvelles méthodes de travail.
L’objectif est clair : faire du Plan Intégré d’Import-Substitution (PIISAH) la boussole absolue de l’action ministérielle pour assurer la souveraineté alimentaire du pays.
Les mesures phares pour un suivi rigoureux : Coordination hebdomadaire : Obligation de tenir des réunions régulières dans toutes les délégations pour fluidifier l’information. Double tutelle et traçabilité : Rendre compte systématiquement des activités menées à la fois au Gouverneur de région et au MINEPIA via la Cellule de Suivi. Fichier des producteurs : Création d’une cartographie précise par filière pour structurer l’élevage, la pêche et l’aquaculture. Priorité au PIISAH : Inscription obligatoire de ce plan à l’ordre du jour de chaque réunion régionale.
En clôturant les travaux, le Dr Taïga a prévenu ses collaborateurs : l’évaluation des performances ne tolérera plus l’improvisation. Elle reposera sur des résultats concrets, la réalisation des objectifs du PIISAH et une exigence absolue de remontée quotidienne des statistiques. Le message est passé : le temps des rapports de complaisance est définitivement révolu. Le Cameroun exige des chiffres, des résultats et des preuves tangibles.









