A l’occasion de la troisième phase de sa tournée de prise de contact dans la région du Sud, le Délégué Régional de la Santé Publique a fait escale du 14 au 18septembre 2026, dans plusieurs districts du département du Dja-et-Lobo. Loin d’une simple visite de courtoisie, cette descente sur le terrain a réaffirmé une priorité absolue : restaurer la confiance des usagers à travers une déontologie irréprochable et une culture stricte du résultat.
La qualité des soins ne dépend pas uniquement du plateau technique ou de la disponibilité des médicaments : elle repose avant tout sur l’éthique et l’engagement de ceux qui portent la blouse blanche. C’est le message fermement martelé par le Délégué Régional de la Santé Publique du Sud le Dr. Saurel Ngo’o Mebe lors de sa tournée d’évaluation à travers les districts sanitaires de Mintom, Djoum, Sangmélima, Meyomessala et Zoétélé.
Inspectant formations sanitaires et pharmacies, le responsable régional est venu observer sans filtre la réalité du terrain et rappeler à l’ensemble du personnel médical et administratif les devoirs indispensables qu’exige la fonction publique hospitalière.
L’éthique professionnelle, condition sine qua non du soin
Sur le terrain, le constat dressé par la tutelle régionale met en lumière la nécessité d’un réarmement moral de la profession. Face à des dérives qui entachent la crédibilité des services de santé à l’instar de l’alcoolisme au travail, de l’absentéisme ou de l’irresponsabilité de certains agents, le rappel à l’ordre a été catégorique. Dans des structures où chaque minute compte, l’éthique n’est pas un concept théorique, mais la pierre angulaire de la sécurité des patients.
« La blouse impose des devoirs », a rappelé l’autorité régionale. La disponibilité des équipes, la discipline individuelle et le respect scrupuleux des protocoles médicaux constituent le socle d’une prise en charge humaine et efficace. Sans ces garde-fous, l’image du service public s’effrite, entraînant une rupture de confiance préjudiciable entre les populations et leurs structures de santé de proximité.
Une culture de la proactivité et de la proximité
Pour transformer durablement la prise en charge médicale dans le département, le Délégué Régional a exhorté les responsables des formations sanitaires à rompre avec la gestion passive. L’amélioration de la qualité des soins passe par une proactivité constante : anticiper les pannes d’équipements, assurer un suivi rigoureux de la chaîne de froid pour préserver l’intégrité des produits de santé, et ne pas attendre l’installation des crises pour intervenir.
Cette exigence de qualité impose également de sortir des bureaux pour aller à la rencontre des communautés. La médecine de santé publique exige une connaissance fine du contexte local, une écoute attentive des attentes des riverains et une capacité à adapter les réponses médicales aux besoins réels du terrain.
L’étape empreinte d’émotion dans son village natal est venue rappeler l’enjeu profondément humain de cette mission : redonner l’espoir et garantir l’accès à des soins dignes pour tous. En fixant une obligation de résultats aux équipes médicales du Dja-et-Lobo, la délégation régionale réaffirme que la santé publique reste un devoir envers le citoyen, où chaque résultat positif se mesure en vies épargnées et en bien-être retrouvé.









