Lors de la présentation des orientations budgétaires pour l’exercice 2026-2027 au parlement, le gouvernement égyptien a annoncé conjuguer la préservation du pouvoir d’achat à travers la hausse des salaires publics et la modernisation approfondie des services essentiels en plaçant le secteur de la santé au centre de son action économique.
Le gouvernement égyptien renforce son système de santé. Pour l’exercice budgétaire de 2026-2027, L’Egypte prévoit d’affecter environ 108 milliards de livres égyptiennes d’investissements publics au secteur de la santé au cours de l’exercice 2026/27, ce qui représente une augmentation de 27% par rapport à l’année précédente, a déclaré le ministre de la Planification et du Développement économique, Ahmed Rostom, le 23 septembre 2026, lors d’une conférence présentant les conclusions de l’Enquête sur la santé de la famille égyptienne 2025, un événement organisé par le Bureau central de la mobilisation publique et des statistiques (CAPMAS).
Cet effort financier consenti en faveur de la santé publique se traduit par un bond spectaculaire des crédits alloués aux soins. La dotation réservée aux médicaments et aux traitements pris en charge par l’Etat enregistre une progression annuelle de près de 70 %, atteignant 47,5 milliards de livres égyptiennes. Ce financement massif crée un véritable bouclier financier destiné à couvrir gratuitement les interventions lourdes pour les ménages vulnérables, évitant ainsi que les maladies graves ne basculent les familles défavorisées dans la pauvreté.
Le déploiement de la couverture médicale universelleLes ressources nouvellement allouées à la modernisation du secteur permettent également d’accélérer l’extension progressive de l’Assurance Maladie Universelle. Après une phase pilote réussie auprès de six millions de citoyens dans plusieurs gouvernorats (division administrative territoriale utilisée dans plusieurs pays arabes, équivalente à une région, une province ou un département) comme Port-Saïd ou Ismaïlia, le pouvoir central déploie le programme à l’échelle nationale.
Cette hausse des investissements vise à rénover les hôpitaux universitaires ainsi que les centres de soins de proximité tout en garantissant un approvisionnement régulier en médicaments pour mettre fin aux pénuries. Parallèlement, ces crédits consolident les campagnes de dépistage précoce des maladies chroniques et soutiennent les programmes de santé maternelle dans les zones rurales reculées.Le défi de l’équilibre financier et du partenariat privéTout l’enjeu du gouvernement consiste désormais à maintenir une trajectoire financière soutenable tout en assurant ces investissements sociaux indispensables.
Pour pallier le déficit d’infrastructures et le manque de personnel qualifié sans creuser l’endettement public, l’Egypte ouvre la voie à des partenariats stratégiques avec le secteur privé, invité à participer à la gestion de certaines structures publiques de santé.










