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Sécheresse dans le Nord et l’Extrême-Nord : Un projet GEF 8 pour bâtir la résilience

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Réuni à Yaoundé le 29 septembre 2026, l’atelier de validation du projet GEF 8 a fixé des objectifs précis : restaurer des milliers d’hectares de terres et placer les écosystèmes du Grand Nord au cœur de la stratégie nationale d’adaptation climatique.

La sécheresse ne négocie pas. Elle avance, elle appauvrit les sols, elle assèche les pâturages et fragilise des communautés entières. Face à cette menace, le Cameroun refuse de subir. Il choisit d’anticiper. C’est tout le sens de l’atelier de validation du Document du Projet GEF 8 intitulé « Gestion intégrée des paysages, utilisation durable de la biodiversité et résilience à la sécheresse dans les Régions du Nord et de l’Extrême Nord du Cameroun », organisé le 29 septembre 2026 à l’hôtel Mont Fébé de Yaoundé.

Le Directeur Général de l’Observatoire National sur les Changements Climatiques, Pr Joseph Armathé AMOUGOU, a pris part à ces travaux. Ouvert par le Ministre en charge de l’Environnement, l’atelier a réuni plusieurs parties prenantes nationales ainsi que les représentants de la FAO et du Fonds pour l’Environnement Mondial. Objectif clairement affiché. Examiner, finaliser et valider le document avant sa soumission au FEM.

Les chiffres donnent la mesure de l’ambition. Le projet prévoit de restaurer 8 448 hectares de terres et de paysages dégradés. Il veut placer 11 933 hectares de terres agricoles et de pâturages sous une gestion durable et intelligente face à la sécheresse. Il entend contribuer à l’atténuation de 1 020 800 tonnes de CO₂. Enfin, il vise au moins 8 150 bénéficiaires directs, dont au moins 50 % de femmes. Autant dire que l’initiative ne se limite pas à des intentions. Elle fixe des cibles vérifiables et engage des moyens.

L’approche retenue est intégrée. Il ne s’agit plus de traiter séparément la terre, l’eau, la biodiversité et les activités humaines. Le projet entend agir sur l’ensemble du paysage. Restaurer les écosystèmes dégradés. Préserver la biodiversité. Gérer durablement les ressources naturelles. Renforcer la résilience des communautés. Chaque volet soutient les autres. Une terre restaurée retient mieux l’eau. Un pâturage géré durablement nourrit mieux les troupeaux. Une communauté formée résiste mieux aux chocs climatiques.

Pour les Régions du Nord et de l’Extrême Nord, l’enjeu est vital. Ces territoires subissent de plein fouet les effets du changement climatique. Les pluies se font rares et irrégulières. Les sols se dégradent. Les conflits d’usage autour de l’eau et des pâturages s’intensifient. Les femmes, premières responsables de la collecte de l’eau et du bois, paient un lourd tribut. Le projet cible d’ailleurs explicitement la moitié de femmes parmi les bénéficiaires. Un choix qui reconnaît leur rôle central dans la gestion des ressources et la transmission des savoirs.

La présence de l’Observatoire National sur les Changements Climatiques témoigne de la dimension scientifique et stratégique de la démarche. L’ONACC apporte son expertise, ses données et son suivi. Son implication garantit que les actions seront mesurées, évaluées et ajustées. Car la lutte contre la sécheresse exige des preuves, pas seulement des promesses.

Cet atelier marque donc une étape décisive. Le document validé pourra être soumis au Fonds pour l’Environnement Mondial. Le financement attendu devra permettre de passer de la planification au terrain. Les populations du Nord et de l’Extrême Nord attendent des résultats concrets. Des arbres replantés. Des sols protégés. Des revenus restaurés. Une vie plus stable.

Le chemin reste long. Mais la mobilisation des institutions nationales, des partenaires internationaux et des communautés locales montre qu’une réponse coordonnée est possible. Restaurer les paysages n’est pas un luxe écologique. C’est une condition de survie et de dignité. Dans les régions les plus exposées du Cameroun, chaque hectare restauré est une promesse tenue envers les générations futures.






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Elvis Serges NSA'A DJOUFFO TALLA

Rédacteur en Chef Adjoint

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