Shopping cart

Subtotal 0 CFA

View cartCheckout

Echosanté est un magazine de santé en ligne dédié à l’information fiable, à la prévention, au bien-être et aux innovations médicales, pour aider chacun à mieux vivre et décider.

TnewsTnews
ACTUALITE

Maladies rénales : Les femmes, en première ligne

Email : 1

Avec 417 millions de femmes touchées dans le monde contre 336 millions d’hommes, les maladies rénales affichent une nette disparité de genre. Facteurs anatomiques, complications de grossesse et mode de vie expliquent cette vulnérabilité. Préserver ses reins devient donc une urgence vitale.

Les maladies rénales sont un véritable problème de santé publique. Dans le monde, 417 millions de femmes souffrent de maladies rénales, contre 336 millions d’hommes. Au Cameroun, selon les chiffres officiels présentés lors du IVe congrès scientifique de la Société camerounaise de néphrologie (Socaneph) à Yaoundé en avril dernier, 13 % de la population adulte souffre de maladie rénale chronique. Si le fonctionnement biologique des reins est identique quel que soit le sexe, plusieurs facteurs spécifiques expliquent cette prévalence accrue chez les femmes.

Infections à répétition et grossesse : les risques propres aux femmesL’anatomie féminine constitue le premier facteur de risque, comme l’a souligné le Dr Ruben Azencot, néphrologue à l’hôpital Foch, à Suresnes, lors de l’émission Le Mag de la Santé du 2 octobre 2026 : « Le corps d’une femme est différent de celui de l’homme au niveau des voies urologiques. Elles développent plus d’infections urinaires, notamment des cystites et des pyélonéphrites, qui, lorsqu’elles sont répétées, peuvent laisser des séquelles aux reins. »Autre période critique : la grossesse et ses complications, au premier rang desquelles figure la pré-éclampsie.

Cette pathologie du placenta se manifeste généralement au second semestre : « Ce placenta malade va sécréter des protéines et des molécules toxiques qui se déposent au niveau du rein, altérant son fonctionnement. Deux signes cliniques apparaissent alors : une hausse de la tension artérielle et la présence de protéines dans les urines », explique le Dr Azencot.Cette complication n’est pas sans conséquence à long terme : selon une étude norvégienne publiée en 2008 dans le New England Journal of Medicine, une femme sur cinq ayant fait une pré-éclampsie risque de développer plus tard une insuffisance rénale terminale.

Les habitudes alimentaires ultra-transformées et la consommation de boissons sucrées pendant la grossesse viennent aggraver ces risques vasculaires. Un « tueur silencieux » à dépister à tempsLes reins sont des organes vitaux de l’organisme, situés de chaque côté de la colonne vertébrale. Ils ont pour rôle de filtrer le sang, c’est-à-dire d’éliminer les toxines. Cependant, lorsqu’ils ne fonctionnent plus normalement, ces toxines s’accumulent et favorisent plus tard l’apparition de maladies rénales, parmi lesquelles : l’insuffisance rénale, les glomérulonéphrites, les calculs rénaux, les pyélonéphrites, etc.

Ces maladies sont, selon la médecine, très silencieuses, comme l’explique le Dr Ruben Azencot, néphrologue : « Les signes cliniques de la maladie rénale apparaissent tardivement. C’est une maladie qui est silencieuse, insidieuse. Le rein régule l’eau et le sel, ce qui permet un équilibre. Une accumulation de ces éléments va faire apparaître des symptômes tardifs, à savoir des jambes qui gonflent et des problèmes respiratoires. C’est la preuve que la maladie a déjà évolué. »Face à ce constat, la prévention reste l’arme la plus efficace.

Les spécialistes recommandent plusieurs gestes simples : un suivi de la tension artérielle au moins une fois par an, particulièrement recommandé aux femmes ayant un antécédent de pré-éclampsie, car le dépistage précoce et le traitement adéquat éviteraient l’évolution vers l’insuffisance rénale chronique terminale ; pratiquer une activité physique régulière et réduire la consommation de produits ultra-transformés afin de limiter les risques de diabète et d’hypertension ; boire entre 1,5 et 2 litres d’eau par jour (en incluant le thé ou le café) ; éviter l’automédication (notamment les anti-inflammatoires néphrotoxiques ou certains remèdes traditionnels non contrôlés) et surveiller le recours aux contraceptifs œstroprogestatifs en cas de terrain à risque.

img

Audray Ndengue

Journaliste

Ndengue Audray, journaliste dans le groupe Échos santé, Brevet de Technicien Supérieur en sciences et techniques de l'information et de la communication à l'Institut Universitaire Siantou. Écris et parle parfaitement le français

Leave a Reply

Articles similaires