À Yaoundé, l’African Open de Judo 2026 tient toutes ses promesses. Alors que le Cameroun domine le classement, c’est l’impeccable couverture sanitaire et la prise en charge réactive des 88 jeunes judokas qui ont marqué cette première journée.
Le Palais Polyvalent des Sports de Yaoundé a donné le coup d’envoi, ce vendredi 6 novembre 2026, à l’édition 2026 de l’African Open de Judo. Pour cette première journée dédiée à la catégorie Juniors, 88 compétiteurs (56 hommes et 32 femmes) venus de 10 nations et deux continents (Afrique et Asie) se sont affrontés dans une intensité remarquable. Sur les 104 combats disputés, 58 % se sont conclus par ippon direct. Au bilan des médailles, le Cameroun a dominé les débats en décrochant la première place générale avec 6 médailles d’or, 7 d’argent et 11 de bronze, suivi du Congo (3 or) et du Burundi (2 or).
Mais au-delà de la performance sportive et de la ferveur des supporters, c’est l’organisation sanitaire qui a marqué les esprits. Confrontés aux exigences physiques extrêmes du judo intensifiées par les régimes drastiques de perte de poids subis par les judokas pour respecter leurs catégories respectives , les organisateurs ont déployé un dispositif médical d’exception.
Un dispositif médical multidisciplinaire et réactif
Tout au long de la journée, de 11h à 18h30, la Commission médicale de la Fédération Camerounaise de Judo a veillé au grain. Une quarantaine d’athlètes ont franchi les portes de l’infirmerie pour divers soins, dont une vingtaine de cas de traumatismes légers du système locomoteur (contusions, petites lésions musculaires) et des situations d’asthénie liées à la fatigue.
« Heureusement, tout est sous contrôle, aucun cas grave n’est à déplorer », rassure le Dr Hyppolite Koum, rapporteur de la Commission médicale. Pour faire face à toute éventualité, une équipe multidisciplinaire complète a été déployée sur le site : médecins, masseurs-kinésithérapeutes, physiothérapeutes et infirmiers.

Une couverture intégrale, du tapis à l’évacuation
L’efficacité du dispositif repose sur sa présence immédiate au plus près de l’action. Chaque tapis de combat bénéficiait de la présence constante de personnels de santé prêts à intervenir à la moindre alerte, garantissant une application rigoureuse des protocoles standards.
Outre l’infirmerie centrale équipée pour stabiliser les athlètes, la commission s’est entourée de partenaires clés, notamment dans le domaine de l’imagerie médicale pour diagnostiquer rapidement les traumatismes osseux ou articulaires. Pour parer aux urgences majeures, un partenariat stratégique avec les sapeurs-pompiers et la présence d’une ambulance médicalisée sur place assuraient un transfert sans délai vers les structures hospitalières si nécessaire.
Alors que les compétitions se poursuivent, l’African Open de Yaoundé démontre qu’il est possible de conjuguer spectacle sportif de haut niveau et rigueur absolue dans la protection de l’intégrité physique de ses champions.






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