En prélude à la tenue des activités de la 31ème Journée Mondiale de Lutte contre la Tuberculose, dont le couronnement aura lieu le 24 mars 2024 sous le thème : « oui ! Nous pouvons mettre fin à la tuberculose », l’Unité de prise en charge de la tuberculose est le plus performant dans la Région du Sud dans la prise en charge des malades tuberculeux.
En 2023, l’Unité de Prise en charge de la Tuberculose de l’hôpital de District de Kribi a enregistré 218 malades atteints de la tuberculose. A la base de cinq indicateurs à savoir : « la notification des cas TB/TFC hors NOSO, le taux de succès thérapeutiques, le taux de décès, le taux de perdus de vues et l’évaluation externe de la qualité », le Cdt de Kribi est le plus performant de la région du Sud dans la prise en charge des malades tuberculeux. Il présente un taux de succès thérapeutique et une évaluation de la qualité de 100 %. En prélude à la tenue des activités de la 31ème Journée Mondiale de Lutte contre la Tuberculose, le Programme National de Lutte contre la Tuberculose a adressé une lettre de félicitation à l’hôpital de District de Kribi.
Ils sont en moyenne 20 malades de la tuberculose hospitalisés à l’hôpital de District de Kribi par mois. Si le suivi et le traitement de ces patients semblent être idoines. Il n’en demeure pas moins qu’ils font face à de nombreux problèmes au quotidien dans leur pavillon de prise en charge et au sein de leurs communautés. Ce 19 mars 2024, le tour effectué à l’unité de prise en charge de la tuberculose à l’hôpital de District démontre un bâtiment présentant des signes de vieillesse et rudimentaire. A côté de cela, de nombreux problèmes de logistiques ne permettent pas une bonne prise en charge et de suivi des malades. Entre le mauvais état des lits d’hospitalisation et le manque de matelas confortables, les malades de la tuberculose à l’hôpital de District de Kribi souhaitent voir les choses s’améliorer dans les prochains jours.
L’avis des malades
Les malades rencontrés ne cachent pas leur mécontentement. « Notre suivi et notre prise en charge se passent très bien. Notre problème se situe au niveau de la qualité des lits d’hospitalisation et des matelas. Si on peut nous donner aussi des lits et des matelas confortables comme dans les autres pavillons », souligne un malade de la tuberculose. Un avis partagé par de nombreux malades de la tuberculose rencontrés à l’hôpital de District de Kribi.
Cependant, dans les communautés de ses différents malades de la tuberculose, la question de stigmatisation reste d’actualité. Ils sont nombreux qui sont rejetés sous prétexte que c’est une maladie contagieuse. Du coup, ils se sentent obliger de vivre renfermer en eux. Un problème qui inquiète même le personnel de santé. « La stigmatisation dans la maladie reste la même. Je vais prendre l’exemple d’un papa que j’ai reçu ici qui tousse depuis peut-être deux mois. Mais, il n’a pas une tuberculose. Il a déjà faut ces tests à plusieurs reprises. Mais, dans sa communauté, il est traité comme un tuberculeux. Il est rejeté. Il est mis à l’écart sous prétexte qu’il tousse. Même quand il va à l’église, il est mis à l’écart. La stigmatisation est personnelle. Il y a certaines personnes qui ont acceptés certaines situations de vie. Mais, c’est l’entourage qui est le problème. Avec le niveau d’éducation sur la maladie qu’ils ont, commencent à mettre les malades mal à l’aise », a expliqué un personnel de santé. Une situation de rejet que de nombreux malades vivent au quotidien dans leurs différentes communautés. La stigmatisation reste et demeure un problème pour les patients atteints de la tuberculose.
Catherine Aimée Biloa









Comments are closed