Pour se protéger de la poussière, de la chaleur ou des moustiques, beaucoup de personnes gardent leurs fenêtres fermées toute la journée. Pourtant, cette habitude favorise l’accumulation de polluants et de microbes dans l’air intérieur, avec des effets néfastes sur la santé.
Ouvrir régulièrement les fenêtres permet de renouveler l’air, de réduire les polluants intérieurs et de protéger la santé respiratoire.
Chez Florance, les fenêtres ne restent jamais ouvertes. Ses voisins au début croyaient même qu’elle ne restait jamais à la maison parce que sa maison était toujours fermée et on lui disait qu’un jour, elle va étouffer à l’intérieur. Paroles qu’elle a toujours trouver drôle. Pour elle, rester enfermée c’est un plaisir pour elle : « J’aime rester dans le noir. La lumière du jour me dérange et je n’aime pas quand on voit ce qu’il y a chez moi ou ce que je fais chez moi et ça empêche aussi aux moustiques et à la poussière de pénétrer. ». Comme elle, beaucoup pensent être à l’abri des pollutions extérieures, sans se rendre compte que l’air à l’intérieur peut devenir plus pollué que celui de dehors.
Un air qui ne se renouvelle pas devient mauvais pour la santé
Chaque personne rejette du dioxyde de carbone (CO₂) lorsqu’elle respire. Dans une maison mal ventilée, ce gaz s’accumule progressivement. À cela s’ajoutent les poussières, les fumées de cuisson, les odeurs, les produits ménagers et les particules apportées par les vêtements ou les chaussures. Selon un article de l’Agence américaine de protection de l’environnement (EPA) intitulé The Inside Story : A Guide to Indoor Air Quality, les concentrations de certains polluants peuvent être deux à cinq fois plus élevées à l’intérieur qu’à l’extérieur lorsque les espaces sont insuffisamment ventilés. Cette mauvaise qualité de l’air peut provoquer des maux de tête, une fatigue inhabituelle, des vertiges, des difficultés de concentration ainsi qu’une irritation des yeux, du nez et de la gorge.
L’humidité et les microbes profitent des fenêtres fermées
Lorsque l’air circule mal, l’humidité produite par la cuisine, la douche ou même la respiration reste piégée dans la maison. Cette situation favorise l’apparition de moisissures sur les murs, les plafonds et les meubles. Dans un article consacré à la qualité de l’air intérieur, la Cleveland Clinic explique que les moisissures peuvent déclencher ou aggraver des allergies, l’asthme et d’autres problèmes respiratoires, particulièrement chez les enfants, les personnes âgées et les individus souffrant déjà de maladies pulmonaires. Une mauvaise ventilation facilite également la circulation de certains virus et bactéries dans les espaces clos. Lorsqu’une personne est malade dans la maison, les autres occupants risquent davantage d’être contaminés si l’air n’est pas régulièrement renouvelé.
Combien de temps faut-il ouvrir les fenêtres ?
Les spécialistes recommandent d’aérer quotidiennement son logement, même lorsqu’il fait froid ou qu’il pleut. Quelques minutes d’ouverture le matin et en fin de journée permettent déjà de renouveler une partie importante de l’air intérieur. Selon l’Organisation mondiale de la Santé, une bonne ventilation constitue l’un des moyens les plus efficaces pour améliorer la qualité de l’air dans les espaces fermés et réduire l’exposition aux contaminants présents dans l’air.
La poussière, les moustiques et les bruits du quartier peuvent être agaçants, mais respirer pendant des heures un air confiné n’est pas sans conséquence. Une fenêtre ouverte quelques minutes chaque jour coûte moins cher qu’un médicament et peut contribuer à préserver la santé de toute la famille.
Marie Chantale FAIDA






