2 semaines après la rentrée du premier trimestre pour le compte de l’année scolaire 2026-2027, l’épineuse question de la nutrition à l’école se pose avec acuité. Dans la région de l’Adamaoua, plusieurs possibilités s’offrent aux enfants sous des conditions strictes en fonction des établissements.
Dans les établissements scolaires, privés comme publics, les conditions d’accès sont strictes. Dans ces enceintes, seules les personnes détentrices des certificats médicaux conformes ont accès à ces établissements pour la vente des aliments destinés aux élèves. Au groupe scolaire du quartier Bamoun dans la ville de Ngaoundéré, toutes les dispositions sont prises pour s’assurer que les aliments vendus aux enfants ne présentent pas de danger pour ces derniers. « Nous avons pris des mesures pour que seules les mamans qui détiennent un certificat médical vendent dans notre campus. En plus, nous inspectons les lieux où sont vendus ces aliments », rassure madame Rose Forlem, directrice du groupe B.
Appui des partenaires de l’Etat
Dans le cadre de l’appui apporté au gouvernements dans les zones où des parents ont du mal à assurer une éducation saine à leurs enfants, le Programme Alimentaire Mondial (Pam) met en place depuis quelques années dans certains établissements, l’alimentation a base des produits locaux. C’est le cas de l’école publique de Gada-Dang dans l’arrondissement de 3ème où ce programme est mis en œuvre. Sur l’ensemble du territoire national, un plus de 72.000 élèves bénéficient de cet appui. A l’école publique de Gada-Dang, au-delà d’offrir un repas complet aux enfants, le projet participe à la rétention des enfants dans le système scolaire et d’améliorer leur développement cognitif. L’établissement est passé de 194 élèves en 2022-2023 à 322 en 2025-2026. Une progression attribuée notamment à l’attractivité de la cantine scolaire. Au menu des plats, maïs, patate, haricot, œufs, arachide, poisson, légumes, tomates et carottes. Des produits majoritairement achetés auprès des producteurs locaux. « Certains enfants chez eux, en quittant, ne mangent pratiquement pas même quand ils arrivent ici, ils trouvent de la bonne nourriture qui est offerte par le programme alimentaire. Le programme alimentaire est vraiment la bienvenue dans notre école », fait savoir Eveline Claire Megon, Directrice Ecole publique de Gaga-Dang. Dans cet établissement, le repas offert par le Pam contribue non seulement à une meilleure santé mais à une rétention à l’école, gage d’un succès en fin d’année scolaire dans une zone où la malnutrition touche encore beaucoup d’enfants.
Si les conditions d’accès à la vente des repas dans les établissements restent conditionnées par la détention des certificats médicaux, leur qualité n’est pas toujours garantie.















