Le ministre de la Santé publique et de la Prévention du Tchad a ordonné le 24 septembre 2026, le retrait immédiat et la mise en quarantaine de certains lots de Méthyldopa 250mg et de Doxycycline 100mg non conformes. Survenue à peine 24 heures avant la Journée internationale des pharmaciens, cette alerte sanitaire illustre de façon saisissante la mission quotidienne de ces professionnels de santé : intercepter les risques et garantir la sécurité des traitements.
Le gouvernement tchadien au secours de ses populations. Sous la direction du Dr. Abdelmadjid Abderahim, ministre de la Santé publique et de la Prévention, le 24 septembre 2026, les autorités tchadiennes ont mis en alerte l’ensemble des structures sanitaires du pays. Cette mesure concerne le rappel volontaire et la mise en quarantaine de plusieurs lots de deux médicaments essentiels : La Méthyldopa 250 mg, un antihypertenseur central majeur, indispensable pour réguler l’hypertension artérielle, notamment chez la femme enceinte. La Doxycycline 100 mg, un antibiotique de la famille des cyclines, couramment prescrit pour traiter diverses infections bactériennes (respiratoires, cutanées, génitales) ainsi que pour la prévention du paludisme.
Ces traitements sont tous produits par le laboratoire Remedia Limited. L’alerte fait suite à l’identification de résultats « hors spécifications » lors de tests de stabilité de routine, révélant une dégradation potentielle des principes actifs face au temps, à la chaleur ou à l’humidité.
Face à ce risque sanitaire, le ministère a adressé des directives strictes à l’ensemble des formations sanitaires, officines et dispensateurs du territoire : identifier sans délai les stocks des lots concernés au sein des inventaires. Suspendre immédiatement toute distribution ou dispensation de ces produits aux usagers. Placer en quarantaine hermétique les boîtes incriminées. Organiser leur retour vers le fournisseur ou préparer leur destruction sécurisée selon les protocoles environnementaux et sanitaires en vigueur.
Recommandations et mises en garde
Le ministère de la Santé invite les patients et leurs proches à vérifier immédiatement leurs boîtes de Méthyldopa 250 mg et de Doxycycline 100 mg pour s’assurer qu’elles ne proviennent pas du fabricant Remedia Limited. Il ne faut en aucun cas interrompre brutalement son traitement de sa propre initiative, tout particulièrement dans le cas de la Méthyldopa. Un arrêt soudain d’antihypertenseur peut provoquer un effet rebond et une hausse de tension artérielle potentiellement dangereuse. En cas de doute, la conduite à tenir consiste à se rendre rapidement dans une pharmacie ou un centre de santé muni de ses boîtes.
L’identification de cette non-conformité n’est pas le fruit du hasard ou d’une alerte clinique tardive, mais bien le résultat de contrôles de routine continus. Les tests de stabilité font partie des obligations réglementaires imposées aux laboratoires pour s’assurer qu’un médicament conserve son efficacité, son dosage exact et son innocuité tout au long de sa durée de vie commerciale.
Une coïncidence du calendrier riche de sens
Survenue le 24 septembre, cette alerte sanitaire précède de seulement 24 heures la célébration de la Journée internationale des pharmaciens, organisée chaque 25 septembre à l’initiative de la Fédération internationale pharmaceutique (FIP).Pour l’édition 2026, le thème mondial retenu est : « Donner aux pharmaciens les moyens d’agir pour un avenir plus sain ».
L’actualité sanitaire tchadienne rappelle que la mission du pharmacien dépasse largement la simple délivrance de médicaments au comptoir : En interceptant les lots non conformes de Méthyldopa et de Doxycycline, le pharmacien agit comme le maillon final indispensable de la sécurité sanitaire. Face à la panique ou à l’inquiétude des usagers, il est le professionnel capable de rassurer, d’expliquer les risques d’une interruption brutale et d’orienter vers des alternatives sûres. En lien avec le ministère de la Santé et l’Ordre National des Pharmaciens du Tchad, ces praticiens gèrent la mise en quarantaine et la destruction sécurisée des produits à risque.
En réagissant avec célérité à l’alerte du 24 septembre, les professionnels de la santé pharmaceutique au Tchad incarnent pleinement leur rôle de gardiens du médicament, garantissant quotidiennement la sécurité des usagers pour un avenir plus sain.









