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Alerte sanitaire : Changement d’étiquette pour l’alcool en sachet frelaté au Cameroun

Whisky en sachet Interdit au Cameroun

ÉS
Échos SantéPublié le · Échos Santé
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La boisson frelatée « Bulliet » réapparaît sur le marché sous le nom de « Charger » après une condamnation pour usurpation de marque. La Focaco dénonce cette pratique et demande l’arrêt de la vente des alcools en sachet plastique avant l’échéance réglementaire de décembre 2026.

La circulation des alcools forts conditionnés en sachet plastique alimente une crise sanitaire au Cameroun. La Fondation Camerounaise des Consommateurs (Focaco) interpelle les autorités ministérielles sur la métamorphose de produits déjà dénoncés sur le marché national.

Il y a deux ans, la Focaco signalait la distribution du « Bulleit », un alcool frelaté imitant le nom et l’apparence d’une marque britannique. À la suite d’une procédure légale auprès de l’Organisation Africaine de la Propriété Intellectuelle (OAPI), le fabricant a perdu les droits d’usage de cette appellation pour usurpation de marque. L’entreprise a modifié la dénomination commerciale sans changer le contenu du produit. La boisson circule désormais dans les points de vente sous le nom de « Charger ».

Le changement d’emballage ne modifie pas la nature du liquide commercialisé. L’Agence des Normes et de la qualité (Anor) ne délivre aucune attestation de conformité pour la mise en sachet plastique des boissons spiritueuses. La norme NC 210 impose des exigences de conditionnement et de composition que ces produits ne respectent pas. Sur ce la Focaco dénonce : La vente de « Charger » s’effectue dans une illégalité complète sur le territoire.

La commercialisation de ces sachets à un tarif unitaire de 125 Fcfa facilite leur accessibilité auprès des populations jeunes. Les médecins et acteurs de santé observent une augmentation de pathologies graves liées à l’ingestion de ces mélanges frelatés. Les cas recensés comprennent des comas éthyliques, des cirrhoses du foie, des arrêts cardiaques et des altérations des fonctions mentales. L’accessibilité financière de ces substances accélère la détérioration de la santé publique.

Le cadre réglementaire fait l’objet de reports successifs. Le ministère des Mines, de l’Industrie et du Développement Technologique, le ministère du Commerce et le ministère de la Santé Publique ont signé un arrêté conjoint accordant un ultime moratoire aux industriels du secteur. Cette période de tolérance prend fin le 18 décembre 2026. La Focaco demande l’application stricte de cette échéance. L’organisation exige le retrait des stocks et l’interdiction de fabrication des liquides en sachet plastique sans accord de délai supplémentaire. Le président exécutif de la Focaco, Alphonse Ayissi Abena, appelle les citoyens à diffuser ces informations afin de limiter l’exposition de la jeunesse aux boissons non conformes.

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