Le district de santé de Pitoa, dans la région du Nord, a officiellement lancé sa campagne de vaccination à Badjouma Centre, où 245 075 personnes sont attendues jusqu’au 1er novembre prochain.
À l’instar des districts de santé de Garoua 1, Garoua 2 et Guider, celui de Pitoa s’est engagé dans une vaste mobilisation communautaire pour assurer la réussite de cette campagne. C’est à Badjouma Centre, une localité située à une dizaine de kilomètres de Pitoa, que les autorités sanitaires ont choisi de donner le coup d’envoi officiel de l’opération.
Le Dr Antar Hamassi, responsable du district de santé de Pitoa, accompagné d’une équipe de supervision régionale, a effectué le déplacement pour encourager les populations à adhérer massivement à cette initiative de santé publique.Sur place, la mobilisation était au rendez-vous. Leaders communautaires, responsables sanitaires et habitants se sont retrouvés autour d’un même objectif : renforcer la protection des populations contre le choléra.
Les différentes interventions ont essentiellement porté sur l’importance de la vaccination, les dangers de cette maladie et la nécessité pour chaque personne concernée de recevoir le vaccin.Le choix de Badjouma Centre pour abriter cette cérémonie revêt une importance particulière. En effet, l’aire de santé de Tam, dont relève cette localité, a enregistré plusieurs cas de choléra il y a quelque temps. Une situation qui rappelle la vulnérabilité des populations face à cette maladie et la nécessité de renforcer les mesures de prévention.
Prenant la parole devant les habitants, les leaders communautaires et le responsable de l’aire de santé de Tam ont insisté sur les bienfaits de la vaccination. Ces interventions ont également permis de rappeler que la vaccination doit s’accompagner du respect des règles élémentaires d’hygiène. Le lavage régulier des mains au savon, la consommation d’eau potable, la bonne conservation des aliments et l’utilisation de latrines appropriées demeurent indispensables pour limiter la propagation de cette maladie diarrhéique.
Après les différentes prises de parole, place à la vaccination proprement dite. Les premières doses ont été administrées aux leaders communautaires ainsi qu’aux habitants présents à la cérémonie. Un geste symbolique destiné à montrer l’exemple et à encourager les autres membres de la communauté à franchir le pas. Au-delà de cette cérémonie de lancement, les équipes sanitaires entendent intensifier les activités sur le terrain afin de toucher le maximum de personnes. Plusieurs stratégies de vaccination sont prévues. Les agents vaccinateurs vont notamment procéder au porte-à-porte pour atteindre les ménages, investir les lieux de rassemblement et accueillir les populations dans les postes fixes installés au sein des formations sanitaires.Dans le district de santé de Pitoa, au total, 245 075 personnes sont ciblées par cette campagne.
Pour atteindre ce résultat, les autorités sanitaires comptent sur la mobilisation des agents vaccinateurs, des responsables des aires de santé, des leaders communautaires et de l’ensemble des acteurs engagés dans la prévention du choléra. Pendant cinq jours, du 28 octobre au 1er novembre 2026, les équipes de vaccination vont ainsi multiplier les descentes sur le terrain pour permettre aux populations concernées de bénéficier de cette protection.
Réaction : « Ce qu’on veut dire à la population, c’est vraiment adhérer à la campagne. »

« Notre plus grand souhait, c’est que toute la population puisse adhérer à la vaccination, parce que c’est l’une des méthodes ajoutées aux autres méthodes de prévention contre le choléra. Et le choléra est une réalité dans le district puisqu’on a déjà notifié des cas. Récemment, la prise en charge était rapide ; on n’a pas de cas de décès communautaire ni hospitalier. Mais maintenant, il faudrait vraiment l’ajouter aux autres méthodes de prévention, parce qu’elle seule ne peut pas être efficace. Les autres méthodes, c’est la potabilisation de l’eau, puisqu’on a constaté que dans la zone de Tam, ils boivent toujours l’eau du marigot parce qu’il n’y a pas de forage. Et nous profitons également de cette occasion pour inviter toutes les parties prenantes qui peuvent implémenter des forages dans ces zones-là à le faire. Ce sera très bien pour l’éducation contre le choléra. Mais sinon, ce qu’on veut dire à la population, c’est vraiment adhérer à la campagne. Pour les stratégies de vaccination, il y a le porte-à-porte, les marchés, les lieux de culte. Dans tous les cas, partout où il y a une personne, elle peut se faire vacciner à cet endroit-là. Donc, soit on va les vacciner dans les concessions, soit ils vont se diriger vers les postes fixes permanents de vaccination. Les défis sont peut-être l’accès géographique de certaines zones difficiles. La plupart des gens passent leurs journées dans les champs, car nous sommes en période de récolte actuellement. »









