Blessures de stars comme la Nigériane Ashleigh Plumptre, veto administratif privant le Sénégal de quatre cadres et des stars Camerounaise comme Nchout Ajara absente: la CAN féminine 2026 s’ouvre au Maroc sans plusieurs figures majeures du football continental.
Alors que le coup d’envoi de la Coupe d’Afrique des Nations féminine 2026 est donné sur le sol marocain, le spectacle promet d’être grandiose. Cependant, les travées des stades de Rabat et Casablanca abritent également leur lot d’amertume : entre pépins physiques tenaces, imbroglios administratifs et éliminations surprises, plusieurs stars et grandes nations manquent à l’appel de ce rendez-vous continental majeur.
Le coup dur médical : Ashleigh Plumptre sur le flanc
C’est sans doute le forfait individuel le plus marquant pour cette grande fête du football africain. Titulaire indiscutable et pilier incontournable de la charnière centrale des Super Falcons du Nigeria, Ashleigh Plumptre doit renoncer à la compétition. Touchée au pied et engagée dans un processus de convalescence plus long que prévu sous les couleurs de son club d’Al-Ittihad, la défenseure a officialisé
son indisponibilité avec amertume et pragmatisme, expliquant que son corps nécessitait encore du repos pour revenir au plus haut niveau. L’absence de cette internationale d’expérience constitue un choc majeur pour la défense nigériane et prive le tournoi de l’une de ses stars les plus emblématiques.
Le drame administratif : Le Sénégal privé de quatre cadres
Du côté du Sénégal, la déception ne vient pas des infirmeries mais plutôt de l’appareil institutionnel. Alors que les Lionnes de la Teranga espéraient frapper un grand coup en s’appuyant sur des renforts de poids pour franchir un pallier décisif, l’équipe a vu quatre de ses joueuses majeures être brutalement écartées à la veille du tournoi. Mariama Deen Touré, Mikaela Bottega, Aminata Keita et Mady Soumaré se retrouvent sur la touche en raison de procédures de naturalisation et de qualification non finalisées dans les temps requis par la CAF. Ce coup du sort administratif contraint la sélection sénégalaise à revoir précipitamment ses plans tactiques et à puiser dans ses ressources mentales pour aborder la compétition sans ces pièces maîtresses.
Les géants déchus de la qualification
Le tableau d’honneur de cette édition marocaine est également amputé de plusieurs monuments du football féminin africain, piégés dès la phase des éliminatoires. L’absence la plus retentissante reste celle du Cameroun, dont les Lionnes Indomptables, pourtant habituées aux sommets et au dernier carré continental, ont été sorties par une coriace équipe d’Algérie. À cette élimination historique s’ajoutent celles de la Côte d’Ivoire, du Mali et de la République Démocratique du Congo. Ces nations majeures du continent, incapables de valider leur billet pour le Maroc, suivront cette phase finale à distance, laissant un vide immense dans l’échiquier habituel des prétendants au titre.
L’opportunité de l’émergence
Si l’absence combinée de ces figures de proue et de ces grandes sélections attriste les passionnés, elle redessine profondément la carte de la compétition. Ce remaniement forcé redistribue les cartes et offre une vitrine exceptionnelle à une nouvelle génération de joueuses en quête de reconnaissance. Entre outsiders revanchards et nations émergentes bien décidées à bousculer la hiérarchie établie, cette CAN féminine 2026 s’annonce plus ouverte, indécise et spectaculaire que jamais.
















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