Shopping cart

Subtotal 0 CFA

View cartCheckout

Echosanté est un magazine de santé en ligne dédié à l’information fiable, à la prévention, au bien-être et aux innovations médicales, pour aider chacun à mieux vivre et décider.

TnewsTnews
  • Home
  • ACTUALITE
  • Centre Mère et Enfant de la Fondation Chantal Biya : La « Happy Class » fait sa rentrée en oncologie pédiatrique
ACTUALITE

Centre Mère et Enfant de la Fondation Chantal Biya : La « Happy Class » fait sa rentrée en oncologie pédiatrique

Email : 57

Vingt enfants atteints de cancer ont effectué leur rentrée scolaire ce 7 septembre 2026 au sein du service d’hémato-oncologie du Centre Mère et Enfant de la Fondation Chantal Biya à Yaoundé.

Portée par l’ONG Mori’s Child Foundation sous la houlette de Ruth Grace Ngo Nyobe et du psychologue Simon Cardin Neyeng, la « Happy Class » associe apprentissages et soutien psychologique.

Depuis 2024, le dispositif a déjà scolarisé 53 élèves et délivré quatre diplômes, prouvant que l’éducation constitue un puissant rempart face à la maladie.

Ils ont entre 6 et 17 ans. Certains sont en rémission, d’autres encore sous traitement. Mais ce lundi 7 septembre 2026, ils ne sont pas d’abord des patients. Ce sont des élèves. Dans une salle aménagée au sein du service d’hémato-oncologie du Centre Mère et Enfant de la Fondation Chantal Biya à Yaoundé, une vingtaine d’enfants atteints de cancer ont fait leur rentrée scolaire. Pas une rentrée ordinaire, mais celle de la “Happy Class”, un dispositif porté par l’ONG Mori’s Child Foundation pour que l’école ne s’arrête pas quand la maladie frappe. Dans cette salle de classe aménagée avec soin, il n’y a pas de perfusion en main, pas de blouses blanches en évidence. Juste des tables, des chaises, des cahiers et des sourires. Les enfants sont assis, entourés de leurs parents qui suivent l’activité avec une attention émue. L’ambiance est légère, presque ordinaire. Pourtant, rien ici n’est ordinaire. Chaque enfant présent est un combattant. Et cette salle, nichée au cœur du service d’hémato-oncologie de la Fondation Chantal Biya, est devenue un sanctuaire où la maladie recule devant le droit fondamental à l’éducation.

« Nous ne sommes pas ici pour faire des soins, nous sommes ici pour leur rappeler qu’ils restent des enfants », lance Simon Cardin Neyeng, psychologue de l’enfant et coordonnateur

de la Happy Class. Depuis 2021, l’ONG Mori’s Child Foundation œuvre pour que les enfants atteints de cancer puissent poursuivre leur scolarité malgré l’hospitalisation. « Notre vision est qu’aucun enfant ne devrait succomber au cancer suite à l’ignorance, à l’errance thérapeutique ou à l’indigence financière », rappelle Ruth Grace Ngo Nyobe, présidente fondatrice de Mori’s Child, présente aux côtés des familles pour superviser cette rentrée symbolique.

Ce 7 septembre 2026, une vingtaine d’enfants atteints de cancer ont fait leur rentrée scolaire dans une salle transformée en sanctuaire d’espérance.

Un atelier créatif pour libérer l’imaginaire

Sous la houlette du psychologue Simon Cardin, un atelier créatif a permis aux enfants de concevoir des objets de décoration durable, canalisant leur énergie dans la joie. Des bénévoles et des parents, émus, ont accompagné ce moment d’évasion. Marie Brenda Aborang, présidente de Goodness for Humanity, a souligné leur droit fondamental à l’éducation et offert des kits scolaires (sacs, livres, gourdes), prouvant que ces jeunes patients ne sont pas oubliés.

La Fondation Chantal Biya, lieu d’excellence de l’humanisation des soins

La Happy Class est née d’une douleur. Ruth Grace Ngo Nyobe raconte : « Le premier enfant que nous avons pris en charge est décédé, car son suivi en rémission a été interrompu. Nous nous sommes alors posé cette question : comment permettre aux enfants de suivre leur parcours de soins sans interrompre leur scolarité ? » La réponse fut la Happy Class. Depuis 2024, elle a scolarisé 53 élèves et décerné quatre diplômes officiels. Cette année, un nouveau défi se profile : obtenir une reconnaissance officielle de l’école. Martinien Ateba, ancien patient diagnostiqué en 2013, aujourd’hui en rémission, est l’un des ambassadeurs de l’association. « Quand chacun joue sa partition – diagnostic précoce, prise en charge effective, suivi psychologique – la guérison est complète, sans

séquelles », témoigne-t-il aux côtés de la fondatrice. La cérémonie s’achève sur un appel vibrant à la mobilisation. « Au Cameroun, l’enfant n’est pas l’enfant d’une seule personne, il est l’enfant de la communauté », conclut Ruth Grace Ngo Nyobe. Le concept des « 100 francs plus mes 100 francs » incarne cette philosophie : chaque don, aussi modeste soit-il, peut offrir une seringue, un stylo ou un sourire. « Nous voulons que chaque Camerounais sache qu’avec 100 francs, il peut être utile aux enfants atteints de cancer. »

Alors que les enfants, fiers de leurs créations, regagnent les bras de leurs parents, une certitude s’impose : la Fondation Chantal Biya, par son engagement, et des associations comme Mori’s Child, par leur dévouement, écrivent chaque jour un peu plus l’histoire de l’humanisation des soins. Dans ce lieu où la vie se bat contre la maladie, la Happy Class rappelle que l’espoir et l’éducation sont aussi des armes de guérison.

img

Elvis Serges NSA'A DJOUFFO TALLA

Rédacteur en Chef Adjoint

Comments are closed

Articles similaires