Le nouvel arrêté du Ministre des Finances du 13 août 2026 classe l’Hôpital Général de Douala (HGD) parmi les établissements publics de troisième catégorie. Une reconnaissance qui vient consolider la place de choix qu’occupe cette formation sanitaire dans le paysage de la santé publique camerounaise.
Signé par le Ministre Louis Paul Motaze, ce texte fixe la classification des établissements publics au titre des performances réalisées sur les exercices 2022, 2023 et 2024. Aux côtés d’institutions comme la Cameroon Civil Aviation Authority (CCAA), la Cameroon Radio Television (CRTV), le Fonds national de l’emploi (FNE) ou l’Office du Baccalauréat, l’HGD y figure en bonne place, aux côtés notamment de l’Hôpital Général de Yaoundé, classé en quatrième catégorie. Pour l’établissement dirigé par le Pr Henry Namme Luma, ce positionnement en troisième catégorie traduit une gouvernance solide et des résultats concrets, mesurés
Une activité hospitalière qui ne faiblit pas
Créé par décret présidentiel du 30 décembre 1987 et ouvert au public l’année suivante, l’HGD s’est imposé au fil des décennies comme l’un des hôpitaux de référence nationale du pays, selon la classification sanitaire du Ministère de la Santé Publique ; une hiérarchie distincte de l’arrêté financier du MINFI évoqué plus haut. Situé au quartier Beedi à Douala, l’établissement dispose d’une capacité de 320 lits
d’hospitalisation et mobilise, selon les données publiées par le MINSANTE en avril 2026, plus de 700 personnels au quotidien, entre médecins spécialistes, personnel soignant et équipes techniques. Toujours selon le MINSANTE, l’HGD absorbe aujourd’hui plus de 110 000 consultations externes par an et prend en charge plus de 7 300 urgences médico-chirurgicales chaque année.
La cardiologie, vitrine de l’excellence médicale
C’est en cardiologie que l’HGD a le plus marqué les esprits ces dernières années. Selon le MINSANTE, l’hôpital y a réalisé 265 chirurgies cardiaques : un chiffre cohérent avec les propos antérieurs du Pr Henry Luma découlant d’une interview accordée au journal Échos Santé, qui évoquait plus de 200 interventions en deux ans, dont le tout premier pontage aorto-coronarien de l’histoire de l’Afrique subsaharienne, confirmé par le directeur général lui-même. Le service pratique également, toujours selon le MINSANTE, environ 35 implantations de pacemakers par an, 127 coronarographies, 38 angioplasties et 5 cathétérismes congénitaux. En mars 2026, l’établissement a réalisé son tout premier TAVI (implantation valvulaire aortique par cathéter), une première nationale pratiquée chez un patient de 70 ans à haut risque opératoire, annoncée publiquement par le Ministre Manaouda Malachie.
Au-delà du cœur, le plateau technique s’est étoffé en néphrologie avec, selon le Pr Luma, un service de dialyse doté de 38 générateurs ainsi qu’en hématologie, en cancérologie et en chirurgie orthopédique. Autant de spécialités qui permettent à des centaines de patients de se faire soigner sur place, réduisant d’autant le recours aux évacuations sanitaires vers l’étranger une charge qui pèse lourdement sur les finances publiques et les familles.
Une direction qui a fait ses preuves
Sous la direction du Pr Henry Namme Luma, épaulé par la Pr Kedy Magamba épouse Koum Danielle, Directrice Générale Adjointe, l’hôpital a fait de l’humanisation des soins et de la souveraineté sanitaire ses priorités stratégiques. Cette gouvernance a permis à l’établissement de remplir ses missions statutaires : soins de haut niveau, formation des spécialistes de demain, recherche scientifique et coopération sanitaire.
La classification de 2026 vient ainsi couronner une trajectoire de modernisation soutenue. Elle place l’Hôpital Général de Douala parmi les établissements publics dont la performance sert désormais de référence pour l’ensemble du secteur hospitalier camerounais. Un signal fort, à l’heure où le pays cherche à renforcer son offre de soins et à limiter sa dépendance aux systèmes de santé étrangers.










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