Selon les données de la Direction de la Météorologie Nationale, la première décade de septembre 2026, le territoire connaîtra des précipitations globalement abondantes avec risques d’inondations et glissements de terrain. Pour les populations des zones les plus à risques, la vigilance reste de mise.
Le mois de septembre commence sous le signe d’une météo particulièrement agitée sur l’ensemble du territoire national. Les prévisions officielles émises par la Direction de la Météorologie Nationale pour les dix premiers jours du mois annoncent une activité pluviométrique particulièrement soutenue. Si les températures demeureront globalement douces, l’abondance des précipitations fait peser de lourdes incertitudes sur plusieurs régions, où la menace de désastres naturels et sanitaires est désormais prise très au sérieux par les experts.
Des précipitations torrentielles sur le littoral et les reliefs
Sur le plan de la pluviométrie, les contrastes régionaux s’annoncent marqués, bien que la tendance générale soit la pluie abondante. Les cumuls les plus impressionnants de la décade qui dépasseront la barre des 100 millimètres sont attendus dans les régions du Nord-Ouest, du Sud-Ouest, du Littoral, ainsi que sur la majeure partie des régions de l’Ouest et de l’Adamaoua. Dans ces zones météo névralgiques, l’intensité des averses quotidiennes s’annonce particulièrement soutenue.
Par ailleurs, des hauteurs de pluie importantes, comprises entre 80 et 100 millimètres, toucheront d’autres portions de l’Adamaoua, du Nord, de l’Ouest et du Sud-Ouest. Des cumuls plus modérés, oscillant entre 60 et 80 millimètres, s’étendront quant à eux sur l’Est et l’Extrême-Nord, ainsi que sur des franches plus restreintes du Centre, du Nord et du Sud.
Du côté du thermomètre, les conditions climatiques resteront relativement modérées. La majeure partie du territoire national connaîtra des températures moyennes comprises entre 21 et 24 °C. Les valeurs les plus élevées de la décade seront observées dans la partie nord de la région de l’Extrême-Nord, où le mercure
oscillera entre 27 et 30 °C, tandis que la bande côtière et le reste du Grand-Nord enregistreront des moyennes comprises entre 24 et 27 °C.
En revanche, les régions de l’Adamaoua, de l’Ouest et du Nord-Ouest connaîtront par endroits des températures plus basses, situées dans une fourchette allant de 18 à 21 °C.
Inondations, glissements de terrains et risques sanitaires
L’accumulation de telles quantités d’eau en l’espace de dix jours ne sera pas sans conséquences pour l’environnement et l’aménagement urbain. La Direction de la Météorologie Nationale alerte expressément sur plusieurs risques majeurs dans les zones où les précipitations seront les plus intenses. Le ruissellement urbain incontrôlé, les inondations subites ainsi que des glissements de terrain sont redoutés sur les terrains instables et les flancs de collines.
Sur le plan de la santé publique, l’humidité ambiante et la stagnation des eaux font également craindre une recrudescence des maladies hydriques (comme le choléra ou les fièvres diarrhéiques) et vectorielles (telles que le paludisme) à l’échelle nationale.
Appels à la vigilance et anticipation des secours
Face à ce tableau météorologique critique, les consignes des spécialistes sont claires : la prudence doit prévaloir. Il est vivement conseillé aux populations vivant dans les secteurs vulnérables de faire preuve d’une vigilance accrue, tout particulièrement lors des orages et des épisodes de pluies intenses. Les usagers et les riverains sont invités à suivre attentivement les bulletins numériques journaliers de la Météorologie Nationale. De leur côté, les autorités locales et les services de secours sont appelés à prendre dès à présent des mesures préventives d’urgence pour sécuriser les zones à risque identifiées et protéger les riverains.










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