Présent à New York parmi sept pays africains clés, le Cameroun a illustré sa souveraineté face à la stratégie « America First ». En co-investissant dans un partenariat de 850 millions de dollars, Yaoundé mise sur des institutions sanitaires durables.
Le 21 septembre 2026, à l’occasion du premier anniversaire de la Stratégie mondiale de santé « America First », le Cameroun a affirmé son leadership et sa vision pragmatique de la coopération internationale. Présent à cette table ronde de haut niveau à New York, le pays s’est illustré parmi les sept nations africaines partenaires de cette initiative d’envergure, aux côtés de la Tanzanie, de l’Ouganda, du Nigeria, du Kenya, du Mozambique et de l’Éthiopie.
Une alliance fondée sur le co-investissement et l’équité
Loin d’une simple relation d’assistance, la posture du Cameroun se distingue par un engagement financier et programmatique fort. Ce partenariat sanitaire bilatéral, engagé avec Washington, mobilise une enveloppe globale d’environ 850 millions de dollars américains, répartie entre 400 millions de dollars apportés par le gouvernement des États-Unis et 450 millions de dollars mobilisés au titre du co-investissement national par le Cameroun. En s’impliquant financièrement à hauteur de plus de la moitié du budget global, le gouvernement camerounais démontre sa volonté de porter sa souveraineté sanitaire et de refuser la simple posture de bénéficiaire passif.
Une accélération opérationnelle saluée
Depuis la signature du mémorandum d’entente bilatéral en décembre 2025, le rythme des réalisations s’est considérablement accéléré. Moins d’un an après, les jalons institutionnels se posent solidement avec, en juillet 2026, la validation conjointe du plan de mise en œuvre et l’examen rigoureux des indicateurs de performance, puis, le 19 septembre 2026, la signature historique de l’Accord d’objectif stratégique (Strategic Objective Agreement – SOAG) qui consolide définitivement le cadre opérationnel et financier de la coopération. En parallèle, Yaoundé pilote la mise en place d’une unité de gestion du programme et de la transition, une structure stratégique ayant pour double mission de renforcer les capacités nationales de gestion et de préparer minutieusement la pérennisation des acquis de santé publique au-delà de l’horizon 2030.
Bâtir des institutions durables au-delà de l’urgence
À New York, la délégation camerounaise a porté un message fort, axé sur la durabilité et l’efficacité des réformes structurelles, rappelant que « chaque dollar investi doit non seulement sauver des vies aujourd’hui, mais aussi contribuer à bâtir des institutions durables ». Cette approche proactive permet au Cameroun de renforcer sa visibilité internationale et de consolider la redevabilité mutuelle avec les autorités américaines. À travers cette démarche, le pays érige un modèle de partenariat sanitaire équilibré, où la sécurité sanitaire mondiale se conjugue indissociablement avec le renforcement souverain des infrastructures locales.













