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COP17 à Oulan-Bator : Le Cameroun en première ligne contre la désertification

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Conduite par le ministre de l’Environnement, de la Protection de la Nature et du Développement Durable au Cameroun, HELE Pierre, la délégation camerounaise imprime sa marque à la conférence mondiale en portant des solutions concrètes sur l’eau, les migrations et la restauration des sols.

Au cœur des steppes d’Oulan-Bator, où près de 77 % des sols subissent les affres de l’aridité, la capitale mongole offre un miroir saisissant aux urgences climatiques mondiales. Alors que près de 40 % à 75 % des terres de la planète dépérissent, la 17e Conférence des Parties à la Convention des Nations Unies pour la Lutte contre la Désertification rassemble 197 délégations autour d’un impératif vital : inverser la courbe de la dégradation avant le point de non-retour. Dans cette arène internationale, la délégation du Cameroun conduite par le Ministre de l’Environnement HELE Pierre, aux côtés du Secrétaire Général Paul Tchawa et du Point focal David Payang, insuffle une dynamique pragmatique rythmée par des échéances déterminantes.

L’implication camerounaise s’articule d’abord autour de la haute diplomatie environnementale. Dès l’ouverture des travaux de ce sommet placé sous le slogan évocateur de la restauration, le chef de la délégation a piloté les discussions ministérielles consacrées aux équilibres fragiles entre la désertification, les flux migratoires et la sécurité sous-régionale. Cette séquence inaugurale trouve son prolongement direct dans les négociations sur l’or bleu, où le pays porte la voix des États exposés aux tensions hydriques. Les experts et plénipotentiaires se penchent sur des solutions concrètes pour maximiser la rétention d’eau dans les paysages naturels, freiner l’érosion des sols arables et endiguer les émissions de poussière qui asphyxient les économies rurales.

Le point d’orgue de cette participation s’annonce particulièrement dense avec un agenda multifacette. Les représentants nationaux prennent part à des tribunes majeures orchestrées avec l’Organisation Internationale des Migrations pour arrimer la gestion des terres aux agendas de développement et sécuriser les populations vulnérables. Dans le même temps, un tête-à-tête stratégique avec les Émirats arabes unis met en lumière l’expertise camerounaise à travers le succès tangible de l’opération Sahel Vert, tout en posant les jalons financiers indispensables au développement du complexe agro-industriel de Kaele.

Au bout du compte, cette mobilisation confirme la volonté inébranlable du pays de transformer les engagements onusiens en leviers d’action pérennes. Face à l’expansion des menaces écologiques, la diplomatie verte menée en terre mongole démontre que la préservation des écosystèmes et la sécurité des communautés demeurent indissociables pour bâtir un avenir résilient.

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Elvis Serges NSA'A DJOUFFO TALLA

Rédacteur en Chef Adjoint

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