C’est ce qu’il faut retenir au sortir de la réunion de revue du projet Catalyser l’action de Covid-19 (CCA), tenue à Yaoundé le 11 juillet 2023.
« Ce que nous pouvons dire de la situation du Covid-19 dans la région du Centre c’est que ça existe encore dans nos communautés, dans nos formations sanitaires. Elle n’est pas encore achevée mais nous pouvons rassurer la population que tout est mis en œuvre pour que cela ne soit plus aussi meurtrier que par le passé », indique Dr Aine – Florence KiSSOUGLE, Chef section des operation du SGi Covid1-19 et Chef Service de la Brigade de Contrôle des activités de soins de Santé à la DRSPC. Même si déclarée quelques mois par l’OMS comme n’étant plus une urgence sanitaire mondiale, la maladie continue de circuler dans le monde en général et au Cameroun en particulier. « Nous voulons que les populations adhèrent, lorsqu’on leur demande de faire le test de Covid-19 parce que parfois elle présente des symptômes qui ressemblent à celle de la maladie. Certaines personnes refusent parce qu’ils crient sur c’est fini. On a dit que Covid-19 n’est plus une urgence de santé publique à portée internationale. C’est vrai mais au Cameroun, la Covid-19 n’est pas encore finie, elle est sous contrôle », s’inquiète Dr Aine – Florence KiSSOUGLE.
Le but de la réunion régionale de revue du projet Catalyser l’Action de Covid-19 tenue à Yaoundé en présence des acteurs de la santé et des membres de la société civile ainsi que des médias, a été de présenter les performances du projet, partager les expériences et préparer la transition de ses différentes interventions. « lorsqu’on met en place des objectifs aussi sérieux, il faut que de temps en temps on se ressemble pour savoir comment évolue le projet. Les réalisations et les manquements ainsi que les résultats obtenus. On doit savoir si ces résultats sont liés au projet ou simplement au fait que les personnes sont devenus conscientes ou si elles viennent simplement demander. On veut voir l’apport du projet au sein des différents des différentes institutions hospitalières, au sein des communautés mais aussi voir quelles sont les difficultés que les uns et les autres rencontrent pour la mise en œuvre de ce projet là afin de voir comment y remédier », a ajouté Dr Aine – Florence KiSSOUGLE.
En effet, le projet catalytique, est un appui aux pays pour renforcer le système de santé en vue d’une melleure réponse à la pandémie du Covid-19 à la fois dans les formations sanitaires et dans les communautés. Il permet d’accélérer l’accès à de nouvelles solutions afin de répondre à la pandémie grâce à des modèles de soins adaptées aux besoins des pays à revenu faible et intermédiaire. « Parmi ces stratégies il y a la sensibilisation. On demande aux populations de continuer d’appliquer et de respecter les mesures barrières mais surtout de respecter les mesures d’hygiène particulièrement celle des mains. Ce projet permet également de renforcer la détection des cas. Dans les sites où le projet est implémentée, les personnels sont capacités pour qu’à chaque fois qu’un patient entre on puisse savoir s’il présente des symptômes de Covid-19 ou pas. S’il en présente on lui propose le test et on le fait gratuitement. S’il est positif on lui donne aussi gratuitement le traitement pour ce cas ainsi que les conseils pour limiter la contamination », explique Dr Aine – Florence KiSSOUGLE.
Résultat du projet 2023
Financé par Unitaid, il est mis en œuvre au Cameroun, Kenya et Zimbabwe depuis le 1er octobre 2021 au 30 septembre 2022 avec extension du financemet du 1er janvier au 30 septembre 2023. Pour ce qui est des résultats du projet CCA, entre janvier et juin 2023, environ 147354 patients ont fréquenté au moins une fois nos formations sanitaires ; 76978 ont été screenés, 4906 patients ont été déclarés éligibles et 7343 ont pu être testés. Par ailleurs il y a eu 30 diagnostiqués positifs à la Covid-19, et tous les 30 ont été pris en charge suivant les directives nationales. Par ailleurs, quelques faiblesses restent encore à observer. Il s’agit notamment de la faible appropriation de bon nombre des activités de CCA par des prestataires et les responsables des formations sanitaires pour pérenniser les acquis et garantir la continuité des activités après le retrait du partenaire EGPAF ; la communication de l’OMS qui qui suscite un désintérêt aussi bien du côté du personnel de santé que chez les patients ; et la collecte et la transmission régulières des données de qualité suivant le système d’information sanitaire de même qu’un monitoring efficient des intrants et des médicaments pour une gestion efficiente des stocks.
Divine KANANYET















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