Situé dans le Mayo-Louti, à une centaine de kilomètres de Garoua, le Centre de santé intégré de Biou assure depuis trois décennies l’offre de soins à plus de 10 000 habitants.
À Biou, dans le département du Mayo-Louti, l’accès aux soins repose en grande partie sur une formation sanitaire connue de tous. Depuis sa création, il y a environ trente ans, le centre de santé intégré (CSI) de Biou s’est progressivement imposé comme une formation sanitaire de proximité pour les populations de cette localité et des villages environnants.
Situé à une centaine de kilomètres de Garoua, le CSI est placé sous la responsabilité d’Asta Jacqueline. La formation sanitaire dessert une population estimée à 10 359 habitants répartis dans une dizaine de villages. Au fil des années, le CSI a ainsi tissé des liens avec les communautés riveraines. Consultations, soins, suivi des femmes enceintes, prise en charge des enfants et autres prestations font partie de son quotidien. Une présence qui prend davantage de sens dans une zone où les conditions économiques de nombreux ménages limitent parfois leur capacité à supporter les dépenses de santé
L’une des évolutions importantes dans l’offre de soins concerne la mise en œuvre de la couverture santé universelle (CSU). À travers cette politique sanitaire, certaines prestations sont accessibles gratuitement aux populations éligibles.
L’un des principaux défis auxquels la formation sanitaire est confrontée reste en effet la faible fréquentation. Le constat est particulièrement marqué chez certaines femmes enceintes. Alors que le suivi prénatal devrait commencer dès les premières semaines de la grossesse, certaines femmes attendent avant de se présenter au centre de santé. Ce retard peut compliquer le suivi de la grossesse et empêcher les professionnels de santé de détecter suffisamment tôt certaines situations nécessitant
une attention particulière. La situation est également observée dans la prise en charge des enfants. Les moins de 5 ans bénéficient de la gratuité de la prise en charge du paludisme dans le cadre des politiques sanitaires mises en œuvre. Pourtant, certains parents tardent encore à amener leurs enfants au centre dès l’apparition des premiers symptômes.
Pour inverser cette tendance, le CSI de Biou mise notamment sur la sensibilisation communautaire. Les agents de santé communautaires constituent un relais important entre la formation sanitaire et les populations. Des plaidoyers sont également régulièrement menés afin d’amener les communautés à fréquenter davantage la formation sanitaire.
À ces défis liés à la fréquentation s’ajoutent des besoins matériels et infrastructurels. Après trois décennies de fonctionnement, le CSI de Biou doit continuer à adapter ses capacités à l’évolution des besoins de la population. Parmi les principales préoccupations figure notamment le renforcement de la chaîne de froid. Cet équipement est indispensable pour la conservation de certains produits de santé, notamment les vaccins Le besoin en matériel roulant se pose également. La question des infrastructures est tout aussi importante. Le CSI fait notamment face à un besoin de construction ou de renforcement d’un bâtiment destiné à la maternité. La demande en services de santé maternelle augmente et les capacités actuelles doivent pouvoir suivre cette évolution.
Réaction : « Le centre de santé de bio a besoin de la chaîne de froid »

Les principaux soins et services du centre de santé intégré de bio sont à la disposition des populations. Nous avons le paquet minimum qui est la CSU pour les femmes enceintes et nouveaux nés jusqu’à 42 jours de vie. Nous avons aussi la prise en charge gratuite du paludisme chez les enfants de 0 à 5 ans. Nous avons les personnes vivant avec le VIH, nous avons aussi les personnes souffrant de la tuberculose, l’onchocercose, nous avons aussi bien d’autres maladies. Et parmi lesquelles nous avons les services de maternité consultation externe, les services de laboratoire, nous avons les consultations prénatales, les services de vaccination, et nous avons aussi les interventions de santé communautaire, les agents de santé communautaire polyvalente sur le suivi du nouveau-né dans la communauté, rechercher des perdus de vue pour la vaccination, le dénombrement des enfants en communauté, organiser des stratégies avancées, dépistage de la malnutrition et bien d’autres maladies.
Dans notre formation sanitaire, nous rencontrons plus de cas des infections respiratoires aiguës chez les enfants, nous avons aussi les gastroentérites chez les enfants aussi, les gastrites chez les adultes, les hypertensions artérielles chez les adultes, et le paludisme et bien d’autres. Les principaux défis auxquels le centre de
santé intégrée de Biou est actuellement confronté dans l’accomplissement de cette mission, nous avons le retard de consultation des populations, nous avons aussi le retard des femmes enceintes pour leurs visites prénatales, et aussi le retard d’amener l’enfant souffrant du paludisme, pour bénéficier de la gratuité de la nouvelle directive de la prise en charge du paludisme. C’est pourquoi nous faisons des réunions de plaidoyers, pour que toutes ces femmes bénéficient de l’offre de soins grâce à la couverture santé universelle, de venir accoucher à la formation sanitaire, et commencer leur consultation prénatale dès qu’elles sont déjà enceintes.
Le centre de santé de bio a besoin de la chaîne de froid, des matériels roulants, nous avons aussi besoin d’un bâtiment de maternité, un ordinateur pour la saisie des prestations, et nous avons aussi besoin d’un château d’eau. Et comme ressources humaines, nous avons besoin des personnels qualifiés à la formation sanitaire.
La population doit venir à la formation sanitaire pour bénéficier des soins de santé de qualité, et accessible à tous, et nous savons que la CSU offre à l’ensemble de la population un accès aux services de soins préventifs et curatifs, dont elles ont besoin









