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Examen national de synthèse clinique : Les étudiants face à l’épreuve du « cas long »

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Après les écrits, les étudiants en sixième année de médecine entament leur phase pratique au chevet des malades. Une immersion rigoureuse sous l’œil de jurys spécialisés pour façonner l’élite médicale de demain.

Au chevet du malade, le stéthoscope en bandoulière et la conscience en éveil, les futurs médecins du Cameroun jouent une partition décisive : celle de la rencontre entre le savoir théorique accumulé sur les bancs de l’université et la réalité complexe de la souffrance humaine. Après l’épreuve des compositions écrites, l’heure est venue pour les étudiants de sixième année des Facultés de médecine, de sciences biomédicales et pharmaceutiques de franchir le seuil des salles d’hospitalisation. Depuis hier, la phase pratique de l’Examen national de synthèse clinique et thérapeutique bat son plein à travers le pays. Ces aspirants au serment d’Hippocrate sont soumis à l’exercice redouté et formateur du « cas long », une évaluation rigoureuse menée au plus près des patients par des jurys spécialisés, désignés par le Ministre d’État, Ministre de l’Enseignement Supérieur et Président de la Commission nationale de la formation médicale, pharmaceutique et odontostomatologiques.

Sur le terrain, la mobilisation est totale. À la Faculté de Médecine et des Sciences Pharmaceutiques (FMSP) de l’Université de Douala, ces grands oraux cliniques se déploient notamment sur le site de l’Hôpital Gynéco-Obstétrique et Pédiatrique de Douala (HGOPED). Placée sous la supervision effective de Madame le Doyen, cette étape met en lumière l’engagement indéfectible du corps professoral et des équipes médicales. Chaque étudiant doit ainsi démontrer sa capacité à mener une anamnèse exhaustive, à poser un diagnostic précis, à argumenter une stratégie thérapeutique et, par-dessus tout, à manifester cette empathie indispensable qui caractérise le véritable soignant.

Cette transition de l’amphithéâtre au lit du malade constitue le véritable baptême

du feu professionnel. Elle rappelle avec force que la médecine ne se résume pas à des équations ou à des manuels, mais s’enracine dans l’écoute, l’observation et la maîtrise technique. En veillant à l’impartialité et à l’exigence de ces jurys, les autorités académiques et sanitaires nationales réaffirment une ambition claire : garantir aux populations des praticiens d’élite, rompus aux exigences de la rigueur scientifique et dotés d’un sens aigu de la responsabilité médicale. L’avenir de la santé publique au Cameroun se dessine, jour après jour, sous le regard attentif de ces maîtres qui façonnent la relève.

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Elvis Serges NSA'A DJOUFFO TALLA

Rédacteur en Chef Adjoint

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