Le gouvernement camerounais reconduit la franchise douanière sur près de 480 types d’équipements médicaux, ainsi qu’un abattement de 30 % sur les compléments alimentaires importés. Une mesure budgétaire qui vise à moderniser les plateaux techniques et à rapprocher les soins de qualité des populations.
Face aux défis majeurs de l’accès universel aux soins et de la modernisation des infrastructures sanitaires, l’État camerounais réaffirme son engagement à travers des mesures budgétaires et douanières ciblées. Portée par la vision du président de la République Paul Biya et mise en œuvre par le gouvernement sous l’impulsion du ministère des Finances dirigé par Louis Paul Motaze, la politique fiscale renforce durablement le secteur de la santé publique. En prolongeant les franchises douanières sur le matériel médical et en allégeant la fiscalité sur les compléments nutritionnels, les pouvoirs publics dotent les formations sanitaires de leviers essentiels pour améliorer la prise en charge des patients sur l’ensemble du territoire national.
Le secteur de la santé publique bénéficie ainsi d’un soutien renouvelé et pérenne. Conformément aux dispositions de la loi de finances, l’exonération des droits et taxes de douane à l’importation des équipements et appareils médicaux, ainsi que de leurs accessoires, est officiellement prorogée pour une période de vingt-quatre mois, garantissant la poursuite des mesures d’accompagnement en vigueur. Cette disposition s’accompagne d’un abattement de 30% sur la valeur imposable à l’importation des compléments alimentaires destinés au soutien de la santé humaine lorsqu’ils ne sont pas fabriqués localement.
Cette cohérence d’action est soulignée avec force dans les documents officiels : « L’exonération de centaines de types d’équipements médicaux essentiels, la réduction sur les compléments nutritionnels et le soutien à la Couverture Santé Universelle témoignent d’une vision globale et cohérente : celle d’un Cameroun où chaque citoyen peut accéder à des soins de qualité, où les infrastructures sanitaires sont modernisées et où la santé publique est un pilier du
développement national. » En allégeant ainsi la charge fiscale pesant sur l’acquisition des technologies de pointe et du matériel biomédical, l’exécutif facilite directement la mise à niveau des plateaux techniques des hôpitaux publics et confessionnels.
Cette exonération de grande envergure concerne près de 480 types d’équipements médicaux indispensables au diagnostic, au traitement et au suivi thérapeutique des patients. Qu’il s’agisse d’appareils d’imagerie médicale, de dispositifs de réanimation, de matériel chirurgical de précision ou de consommables spécialisés, la franchise douanière réduit de manière substantielle les coûts d’investissement pour les structures hospitalières, contribuant directement à l’accessibilité financière des prestations de soins.
La Direction Générale des Douanes veille à l’application rigoureuse de ces dispositions réglementaires. Les formations sanitaires et les importateurs agréés bénéficiant de ces avantages s’engagent à destiner exclusivement les équipements aux usages médicaux prévus. Toute déviation de destination est strictement prohibée et passible des sanctions prévues par la réglementation en vigueur, garantissant ainsi que l’effort consenti par le Trésor public profite pleinement et sans intermédiaire à l’amélioration de la santé des populations.








