Dans le village de Madouli, canton de Yoldeo, arrondissement de Dargala, département du Diamaré, Africa Global Logistics (AGL) a procédé, mercredi 4 novembre 2026, à une remise de dons alimentaires au profit de près de 5 000 déplacés internes venus de 15 villages de l’arrondissement de Waza, dans le département du Logone-et-Chari. Ces populations, contraintes de fuir les exactions de Boko Haram, bénéficient ainsi d’un appui humanitaire destiné à atténuer leurs difficultés quotidiennes.
La solidarité se manifeste en faveur des populations contraintes de quitter leurs villages à la suite des exactions de Boko Haram. Près de 5 000 déplacés internes, originaires de 15 villages de l’arrondissement de Waza, dans le département du Logone-et-Chari, ont bénéficié d’une assistance alimentaire offerte par Africa Global Logistics (AGL). Une initiative qui intervient dans un contexte de précarité marqué par les difficultés d’installation des familles dans leur localité d’accueil.
Le don remis aux bénéficiaires est constitué de plusieurs denrées alimentaires de première nécessité. Le lot comprend 140 cartons d’huile Diamaor, 100 sacs de maïs de 50 kilogrammes, 120 sacs de mil jaune, 280 sacs de riz de 25 kilogrammes ainsi que 100 sacs d’arachides de 50 kilogrammes. Ces produits sont destinés à soutenir les ménages dans leurs besoins alimentaires et à apporter un soulagement aux familles déplacées.
Pour Thierry Ngogang, Directeur de communication de la société AGL, cette initiative s’inscrit dans la volonté de l’entreprise d’apporter un soutien aux populations confrontées à des situations de vulnérabilité. « À travers cette action, nous voulons soutenir les communautés vulnérables. Ces dons font partie de la responsabilité sociale des entreprises », a-t-il expliqué. Cette intervention traduit, selon lui, l’engagement de l’entreprise à contribuer aux efforts de solidarité en faveur des communautés qui traversent des moments difficiles. L’assistance alimentaire vise ainsi à répondre à une partie des besoins immédiats des familles déplacées, tout en témoignant de l’importance de l’implication du secteur privé dans les actions à caractère social.
Pour ces populations, cette assistance représente bien plus qu’un simple apport en denrées alimentaires. Elle constitue un signe de solidarité dans une période où la satisfaction des besoins essentiels reste une préoccupation majeure. Après avoir abandonné leurs villages sous la pression des violences, les déplacés doivent désormais composer avec les difficultés d’accès aux ressources indispensables à leur quotidien, notamment la nourriture, l’eau potable et les moyens de subsistance.
Au nom des autorités traditionnelles locales, Abdou Bouba, représentant du Lawane de Yoldeo, a adressé un message de réconfort aux bénéficiaires. « Nous rassurons les réfugiés qu’ils vont bien vivre parmi nous », a-t-il déclaré. Une assurance qui traduit la volonté de la communauté d’accueil de favoriser la cohabitation et d’accompagner ces familles éprouvées par les violences dans leur processus d’installation.
Mais derrière la reconnaissance exprimée à la suite de cette assistance, les attentes des déplacés restent nombreuses. Pour Hassan, porte-parole des personnes déplacées internes, les dons constituent un geste important, sans pour autant faire
disparaître les difficultés auxquelles elles sont confrontées. « Merci pour ces dons, nous voulons que le gouvernement nous aide. Nous voulons rentrer chez nous. Ici, la situation est difficile », a-t-il confié.
Ce témoignage met en lumière une réalité préoccupante : celle des familles qui, après avoir fui les violences, doivent affronter les contraintes d’une nouvelle vie dans les localités d’accueil. Au-delà de l’alimentation, les besoins concernent également l’accès à l’eau potable, au logement, aux soins de santé, à l’éducation et aux activités génératrices de revenus.
L »installation de près de 5 000 personnes issues de 15 villages de Waza représente également un défi pour la communauté hôte. Les ressources locales doivent répondre à une demande supplémentaire, alors que les infrastructures et les moyens disponibles ne sont pas toujours adaptés à l’augmentation de la population. Cette situation renforce la nécessité d’une mobilisation durable des pouvoirs publics et des partenaires humanitaires.
Si la distribution de ces vivres apporte une réponse immédiate aux besoins alimentaires, elle ne saurait constituer une solution définitive à la situation des déplacés. Les bénéficiaires aspirent avant tout à retrouver la sécurité dans leurs villages d’origine et à reprendre une vie normale. Leur retour reste toutefois conditionné par une amélioration durable de la situation sécuritaire dans leurs localités.
En attendant, les populations de Madouli continuent de compter sur la solidarité de leur communauté d’accueil et sur l’accompagnement des pouvoirs publics. À travers cette assistance alimentaire, AGL apporte une contribution à la prise en charge des besoins immédiats de ces familles. Pour les bénéficiaires, l’espoir demeure celui d’un retour dans leurs villages, dans des conditions de sécurité et de dignité.






VOTRE VOIX COMPTE
La discussion. 0
Ouvrez la conversation. Quel est votre regard sur ce sujet ?