Près de 1,5 million d’enfants âgés de 9 à 59 mois sont concernés par la campagne nationale de vaccination contre la rougeole et la rubéole du 14 au 18 octobre 2026 dans la région de l’Extrême-Nord.
Depuis le 14 octobre 2026, les équipes sanitaires sont mobilisées dans les 33 districts de santé pour administrer les vaccins aux enfants ciblés par cette campagne nationale. L’objectif est de renforcer leur protection contre ces deux maladies transmissibles et de réduire les risques de complications susceptibles d’affecter leur santé.Avec une cible estimée à 1 468 956 enfants âgés de 9 à 59 mois, l’opération représente un défi majeur pour les équipes de santé, appelées à atteindre les enfants aussi bien dans les centres urbains que dans les localités éloignées.
La mobilisation des personnels de santé, des agents communautaires, des autorités administratives et traditionnelles ainsi que des médias est déterminante pour assurer le succès de cette intervention.La rougeole est une maladie virale très contagieuse, particulièrement dangereuse chez les jeunes enfants insuffisamment protégés par la vaccination. Elle peut entraîner des complications graves, notamment des infections respiratoires, des diarrhées sévères et, dans certains cas, des atteintes neurologiques.
La rubéole, quant à elle, présente des risques particuliers pendant la grossesse, en raison des malformations congénitales qu’elle peut provoquer chez le fœtus.Dans un contexte marqué par la proximité des frontières avec le Nigeria et le Tchad, la surveillance épidémiologique et le renforcement de la couverture vaccinale constituent des priorités pour les autorités sanitaires de l’Extrême-Nord. Les mouvements de populations entre les différentes localités et les pays voisins rendent nécessaire une vigilance permanente afin de limiter la circulation des agents infectieux.Lors des échanges préparatoires à la campagne, le docteur Yaya Adam a notamment insisté sur les insuffisances observées dans la vaccination de routine, particulièrement en ce qui concerne l’administration de la deuxième dose contre la rougeole.
Ces lacunes exposent certains enfants à la maladie et peuvent favoriser la survenue de flambées épidémiques. La campagne constitue ainsi une occasion de rattraper les enfants qui n’ont pas été vaccinés ou dont la protection demeure insuffisante.Au-delà de l’administration des vaccins, la sensibilisation des familles occupe une place essentielle dans le dispositif. Les parents sont invités à accueillir les équipes de vaccination, à se rapprocher des formations sanitaires et à suivre les orientations données par les agents de santé.
Les relais communautaires et les médias sont également sollicités pour combattre les rumeurs, corriger les fausses informations et rappeler l’importance de la vaccination dans la prévention des maladies évitables.Dans les communautés, l’adhésion des familles reste un facteur déterminant. Les responsables sanitaires entendent donc renforcer les activités de proximité afin d’identifier les enfants concernés et de limiter les occasions manquées de vaccination.
L’enjeu est de faire en sorte qu’aucun enfant éligible ne soit laissé de côté en raison d’un manque d’information, de l’éloignement géographique ou d’une réticence familiale.














