Lancé le mardi 20 octobre 2026 à Maroua, un atelier organisé par la FAO, le PAM et le Gouvernement du Cameroun vise à renforcer les capacités des coopératives agricoles jusqu’au 23 octobre, afin d’améliorer leur productivité et leur accès aux marchés et aux financements.
Les coopératives agricoles de la région de l’Extrême-Nord sont au centre d’une initiative visant à améliorer leurs performances techniques, organisationnelles et économiques. Un atelier de renforcement des capacités des organisations de producteurs et des acteurs de leur écosystème d’appui a été lancé le mardi 20 octobre 2026 à Maroua, dans le cadre du Projet ConvergeFood. Les travaux, prévus jusqu’au 23 octobre, ambitionnent de doter les participants d’outils adaptés pour mieux structurer leurs activités, valoriser leurs productions et saisir les opportunités d’investissement.
Organisée par l’Organisation des Nations Unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO), en partenariat avec le Programme alimentaire mondial (PAM) et le Gouvernement du Cameroun, cette formation s’inscrit dans une démarche de consolidation des systèmes agroalimentaires. Elle intervient dans un contexte où les organisations de producteurs sont appelées à jouer un rôle accru dans l’approvisionnement des marchés, la création de richesses en milieu rural et l’amélioration des revenus des ménages agricoles.
Au-delà du partage de connaissances, l’atelier entend apporter des réponses aux difficultés auxquelles sont confrontées les coopératives dans la gestion quotidienne de leurs activités. La maîtrise des techniques de production, la gouvernance interne, la planification des activités, la gestion financière et la capacité à nouer des partenariats constituent des leviers importants pour assurer leur pérennité. Une organisation mieux structurée est également davantage en mesure de négocier avec les acheteurs, de répondre aux exigences du marché et de mobiliser des ressources pour développer ses activités.
La formation accorde une attention particulière aux chaînes de valeur du manioc, du riz, du lait et des œufs. Ces filières représentent des secteurs d’activité importants pour les producteurs, les transformateurs et les autres opérateurs qui participent à la circulation des produits agricoles et alimentaires. Leur développement dépend notamment de la qualité des productions, de la régularité de l’approvisionnement, des conditions de conservation et de la capacité des acteurs à répondre à la demande.
Pour les coopératives, l’enjeu consiste à dépasser une logique de production isolée afin de s’inscrire dans des circuits économiques mieux organisés. Le regroupement des producteurs peut faciliter l’achat des intrants, la mutualisation de certains équipements, la commercialisation des récoltes et la négociation de contrats avec les acheteurs. Il peut également permettre de réduire certaines charges et de renforcer le pouvoir de négociation des membres, à condition de disposer d’une gouvernance transparente et de mécanismes de gestion efficaces.
Dans cette perspective, le renforcement des compétences entrepreneuriales occupe une place importante. Les organisations de producteurs doivent pouvoir identifier les débouchés, évaluer leurs coûts de production, établir des prévisions financières et élaborer des projets économiquement viables. Ces capacités sont déterminantes pour convaincre les partenaires financiers et préparer les investissements nécessaires à l’extension de leurs activités.
L’accès au financement demeure un enjeu majeur pour les petites organisations agricoles. Sans ressources suffisantes, les coopératives peuvent éprouver des difficultés à acquérir des équipements, à améliorer les conditions de stockage ou à transformer leurs produits pour en augmenter la valeur. La préparation aux investissements suppose donc une meilleure connaissance des besoins, une planification réaliste et la capacité à présenter des dossiers solides aux institutions et aux partenaires susceptibles de les accompagner.
Le programme prévoit des exercices pratiques et des échanges entre les participants. Cette démarche doit favoriser l’appropriation des connaissances et permettre aux acteurs de confronter leurs expériences aux réalités de leurs activités. Les discussions peuvent également contribuer à identifier les contraintes communes aux différentes filières et les solutions susceptibles d’être adaptées aux besoins des organisations de producteurs.











































































































































































































































































