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Femme rurale : Le Minproff fédère les énergies

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En prélude à la 31ᵉ édition de la Journée mondiale de la Femme rurale, prévue le 15 octobre 2026, le MINPROFF a tenu une réunion préparatoire élargie aux partenaires.

Elles sont la colonne vertébrale de l’économie camerounaise. Elles cultivent, transforment, commercialisent, nourrissent des villes entières et font vivre des milliers de foyers. Pourtant, elles restent souvent invisibles dans les politiques publiques et les statistiques économiques. Les femmes rurales représentent pourtant plus de la moitié de la main-d’œuvre agricole du pays et jouent un rôle déterminant dans la sécurité alimentaire et la réduction de la pauvreté.

C’est dire l’importance de la 31ᵉ édition de la Journée mondiale de la Femme rurale, prévue le 15 octobre 2026. Et pour que cette célébration ne soit pas qu’un rituel protocolaire, le Ministère de la Promotion de la Femme et de la Famille a décidé de frapper fort. Ce jour, le MINPROFF a tenu une réunion préparatoire élargie aux partenaires, dans la salle de conférence du bâtiment annexe du Ministère.

Objectif : fédérer les énergies, recueillir les contributions et bâtir une célébration concertée, inclusive et porteuse d’actions concrètes.Présidée par Benjamin YENE, Inspecteur N°1 au MINPROFF et Président du Comité d’Organisation, cette rencontre a rassemblé plusieurs administrations et partenaires. Autour du MINPROFF, on notait la présence du MINEPAT, du MINÉE, du MINPMESSA, du MINEFOF, du MINADER, du MINEPIA, de la FAO, de l’ANOR, ainsi que d’autres acteurs engagés dans la promotion de l’autonomisation économique et du développement du monde rural.

Une mobilisation impressionnante qui témoigne de la volonté collective de faire de cette édition un moment fort de plaidoyer et d’action. Car la femme rurale ne saurait être une simple bénéficiaire de politiques publiques. Elle en est une actrice à part entière, une force de proposition, une créatrice de richesses. Encore faut-il que les conditions soient réunies pour qu’elle puisse pleinement déployer son potentiel.

Placée sous le thème « Investir dans la femme rurale : un levier pour la croissance économique et le développement durable », cette édition se veut un espace de mobilisation des synergies pour mieux valoriser le rôle de la femme rurale dans la transformation économique et sociale du Cameroun. Le choix de ce thème n’est pas anodin. Il intervient dans un contexte où les défis restent nombreux. Accès limité au financement, à la terre, aux intrants agricoles, aux technologies modernes. Faible représentation dans les instances de décision. Charge de travail domestique écrasante.

Vulnérabilité face aux effets du changement climatique. Autant d’obstacles qui freinent l’essor économique des femmes rurales et privent le Cameroun d’un potentiel considérable. Investir dans la femme rurale, c’est donc investir dans la croissance, dans la sécurité alimentaire, dans la cohésion sociale. C’est reconnaître que le développement ne peut être durable que s’il est inclusif.La réunion préparatoire de ce jour a permis de poser les bases d’une célébration à la hauteur des enjeux.

Les partenaires ont été invités à soumettre leurs contributions, leurs propositions et leurs orientations. Il s’agit de construire ensemble un programme riche, diversifié et porteur de changements concrets. Au-delà des discours et des cérémonies, l’ambition est de traduire les engagements en actes. Des actions de terrain. Des formations. Des financements. Des équipements. Des opportunités. Parce que la femme rurale n’a pas besoin de compassion.

Elle a besoin d’investissements. Elle a besoin de politiques publiques ambitieuses. Elle a besoin d’un environnement favorable pour transformer son travail en richesse et sa richesse en développement.À travers cette mobilisation collective, le MINPROFF et ses partenaires envoient un message clair. La femme rurale est une priorité nationale. Son autonomisation économique n’est pas une option, mais une nécessité. Sa contribution au développement du Cameroun est immense, et il est temps qu’elle soit reconnue à sa juste valeur.

Le 15 octobre 2026 sera donc bien plus qu’une date sur le calendrier. Ce sera un moment de vérité, de reconnaissance et d’engagement. Un moment pour dire aux femmes rurales qu’elles comptent. Un moment pour transformer les promesses en réalités. Un moment pour investir, enfin, dans celles qui nourrissent le Cameroun.

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Elvis Serges NSA'A DJOUFFO TALLA

Rédacteur en Chef Adjoint

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