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Financement palu : la contrepartie du Cameroun urgemment attendue au Fonds Mondial

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Le Caucus parlementaire pour le financement de la santé a été reçu ce 29 juillet, par le Premier Ministre chef du gouvernement, pour plaider le paiement des fonds de contrepartie du Fonds Mondial, estimés à plus de 14,7 milliards de FCFA pour 2027.

Une délégation de cinq parlementaires du Caucus pour le financement de la santé au Cameroun, antenne nationale de COPEMA (Coalition des Parlementaires pour l’Élimination du Paludisme en Afrique), a été reçue hier par le Premier Ministre, Chef du Gouvernement.


Une audience pour défendre la contrepartie de l’État


La rencontre visait à plaider pour le paiement rapide des fonds de contrepartie de l’État, requis pour maintenir les subventions du Fonds Mondial contre le VIH, la tuberculose et le paludisme, ainsi que pour honorer le Protocole d’Accord (MoU) signé avec le Gouvernement des États-Unis.
Dans leur mémorandum présenté au Chef du Gouvernement, les parlementaires ont insisté sur l’urgence de la situation : ce paiement de contrepartie n’est pas une dépense nouvelle, mais une somme déjà due que le Cameroun doit réclamer pour elle-même. Selon le document, chaque franc CFA versé par l’État permet de débloquer entre 4 et 5 FCFA supplémentaires du Fonds Mondial. Le montant total requis pour 2027 s’élève à 14 701 943 610 FCFA, destiné à couvrir les besoins du Plan Stratégique National de Lutte contre le Paludisme.
Un retard de paiement exposerait le pays à une suspension des médicaments, des laboratoires et des cliniques à l’échelle nationale. Les députés ont également averti que toute renégociation des accords prendrait environ dix-huit mois et suspendrait les subventions en cours. Un délai jugé incompatible avec l’urgence sanitaire. Ils ont enfin rappelé que le non-respect de cet engagement fragiliserait la crédibilité du Cameroun auprès de l’ensemble de ses partenaires bilatéraux et multilatéraux, au-delà des seuls États-Unis.
La délégation était composée des honorables Njume Peter Ambang, Ndip Bienvenu, Dr Marie Louise Ngoko, Koupit Adamou, Lawson Tabot et Fonge Jullius.

Un cadre multisectoriel attendu en septembre

Au-delà du financement, les parlementaires ont sollicité la présence du Premier Ministre à la cérémonie de lancement officiel du Cadre National Multisectoriel de Lutte contre le Paludisme 2026-2030, envisagée pour la première semaine de septembre, aux Services du Premier Ministre. Cette cérémonie s’inscrit dans le suivi du Comité Interministériel créé par le Décret n° 134 du 12 décembre 2024, chargé de coordonner les engagements du Cameroun issus de la Déclaration de Yaoundé.
Plusieurs ministères sectoriels sont déjà mobilisés dans cette dynamique multisectorielle. Le Ministère du Tourisme et des Loisirs œuvre, par une Lettre Circulaire du 10 juin 2026, à faire de tous les hôtels du pays des zones sans paludisme. Le Ministère des Affaires Sociales a, par une Instruction Ministérielle du 13 avril 2026, institutionnalisé la lutte contre le paludisme en direction des populations vulnérables. Le secteur de l’Éducation porte de son côté l’initiative « Mon École Sans Paludisme », avec l’implication de quatre ministères. Au total, 17 plans d’action ministériels dédiés à la lutte contre le paludisme ont déjà été élaborés.

Un accord salué par le Caucus

À l’issue de l’audience, l’honorable Njume Peter Ambang, Coordonnateur du Caucus parlementaire pour le financement de la santé au Cameroun et Co-Président de COPEMA, s’est félicité du résultat de la rencontre : « Notre rencontre a été productive et réussie. Le Premier Ministre a donné son accord à notre plaidoyer et a promis de veiller à ce que le gouvernement respecte ses obligations de paiement des fonds de contrepartie. »
Les parlementaires attendent désormais des actes concrets, à commencer par le déblocage effectif des fonds de contrepartie et la tenue de la cérémonie de lancement du cadre multisectoriel en septembre.

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MIREILLE SIAPJE

Rédacteur en Chef

Journaliste multimédia, rédactrice en chef du groupe de presse Échos Santé. Spécialisée en santé publique, droits humains et environnement. S’exprime en français et en anglais. Lauréate du Prix Médiation Press Trophies 2014 et du Prix Michel Sidibé 2024.

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