Avec un taux de 158 % de réalisation et une prise en charge record des hépatites et de la tuberculose, cette initiative d’offre de services intégrés illustre une mobilisation importante des autorités sanitaires au service des populations vulnérables, et une forte adhésion communautaire.
Par une remarquable démonstration d’engagement communautaire et institutionnel, la région de l’Extrême-Nord a abrité du 19 août au 5 septembre 2026 la cinquième édition de sa grande campagne de santé. Menée sous la supervision du ministère de la Santé publique et sous l’impulsion particulière du Dr Manaouda Malachie, cette initiative d’envergure a mis en lumière la performance exceptionnelle de la stratégie intégrée du Comité national de lutte contre le sida (CNLS) à travers son groupe technique régional (GTR EN), sous la supervision du coordonnateur de l’UCS-FMP et du secrétaire permanent du CNLS, et avec l’appui technique des équipes du niveau central.
Un déploiement stratégique d’exception
Couvrant 10 districts de santé et mobilisant 17 formations sanitaires de référence, cette campagne a su surmonter les défis sécuritaires, climatiques et logistiques de la région. Grâce à l’utilisation innovante d’unités mobiles et d’outils numériques de suivi en temps réel (via des plateformes interactives), l’accès au diagnostic a été
démocratisé au plus près des populations dans toute la région de l’Extrême-Nord, avec une chute au département du Mayo-Tsanaga pour la clôture générale. Comme l’a souligné le Dr Manaouda Malachie, ministre de la Santé publique et président du CNLS : « Nous avons surpassé les attentes, en dépassant les cibles fixées à la base, vu la forte demande de la population de l’Extrême-Nord et la mobilisation tous azimuts des personnels de santé bénévoles pour cette noble cause humanitaire. »
Des chiffres clés qui témoignent d’un succès retentissant
Les résultats enregistrés à l’issue de ces semaines d’intensification des activités de conseil et de dépistage volontaire (CDV) illustrent l’efficacité de la stratégie intégrée du CNLS : pour le VIH/sida, avec 15 790 personnes testées, la campagne a atteint un taux de réalisation record de 158 % par rapport à l’objectif initial de 10 000, permettant d’identifier 71 nouveaux cas dont 69 ont été immédiatement mis sous traitement antirétroviral (TARV), soit un taux remarquable de lien au TARV de 97,2 %. Concernant l’hépatite virale B, sur 5 984 personnes testées, 581 cas positifs ont été détectés (soit un taux de séropositivité de 9,7 %), avec une orientation quasi-totale des patients vers les sites de prise en charge spécialisée atteignant un taux de référence de 99,3 %. Enfin, le volet de dépistage intégré de la tuberculose a permis de screener 5 830 personnes, confirmant 36 cas positifs qui ont tous bénéficié d’une mise sous traitement immédiate, soit une performance de 100 %.
Vers une pérennisation des acquis
Cette performance d’or illustre la vitalité de la collaboration entre les élites locales, les professionnels de santé et les partenaires institutionnels. En replaçant l’humain et la proximité au cœur de la stratégie sectorielle de santé, le CNLS et ses équipes sur le terrain démontrent qu’une couverture sanitaire universelle inclusive et performante est possible, même dans les zones aux contextes vulnérables, marquant ainsi une victoire éclatante pour la santé publique au Cameroun.
En perspective, ces interventions à fort impact nécessitent également une intégration de la vaccination de masse contre l’hépatite virale B (au vu de la forte endémicité) et une extension de telles initiatives humanitaires dans toutes les autres régions du pays, afin de garantir l’appropriation nationale et la pérennisation.










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