Ce 19 septembre 2026, le personnel de l’Hôpital Central de Yaoundé défile aux côtés de la JERC pour dénoncer la prolifération du whisky en sachet, fléau sanitaire et social à l’origine de violences familiales, de féminicides et d’infanticides.
L’Hôpital Central de Yaoundé, sanctuaire de la santé publique et vigie sanitaire de premier plan, prend résolument les devants pour dire halte à la décadence sociale. Le samedi 19 septembre 2026, la direction et l’ensemble du personnel de cette prestigieuse institution, vêtus de leurs tenues de sport, battront le pavé de la capitale aux côtés de l’Association Jeunesse Émergente et Républicaine du Cameroun (JERC), pilotée par Cathy Meba. Cette grande marche pour la paix, le vivre-ensemble et la lutte contre les féminicides et les infanticides ne se résume pas à une simple démonstration de rue. Elle constitue le cri d’alarme d’un corps médical confronté chaque jour aux ravages d’un fléau aussi insidieux que destructeur : la prolifération incontrôlée du whisky en sachet. Du bitume de la Voirie Municipale au Boulevard du 20 Mai, en passant par le Poste Central, la Boulangerie Selecte, Camair Intendance, la Montée Anne Rouge, l’Avenue des Banques, le MINREX, la Maison de la Radio, le Collège de la Retraite, la Falaise du Mfoundi et le monument J’aime Mon Pays, c’est toute la conscience collective, emmenée par ses blouses blanches, qui s’ébranle pour exiger la sanctuarisation de l’avenir camerounais.
Au cœur de cette mobilisation inédite se trouve une urgence sanitaire que les
praticiens de l’Hôpital Central de Yaoundé mesurent dans toute son âpreté quotidienne. Vendu à un prix dérisoire oscillant entre 100 et 150 francs CFA, le whisky en sachet s’est insidieusement faufilé dans les cartables des écoliers et les mains des couches vulnérables. Ce format plastique souple cache une bombe à retardement organique et psychologique. Les médecins ne cessent de le marteler : ces alcools forts frelatés, souvent issus d’usines clandestines et chargés de méthanol, attaquent férocement le foie, l’estomac, les reins et le cerveau en plein développement. Comas éthyliques précoces, cirrhoses fulminantes, ulcères et troubles neurologiques graves affluents régulièrement dans les services d’urgence, transformant des milliers de jeunes promesses en épaves humaines. Ce poison à bas coût constitue le carburant mortifère de la délinquance juvénile, de l’échec scolaire et de la perte de repères éthiques.
Mais pour le personnel soignant de l’Hôpital Central de Yaoundé, le ravage ne s’arrête pas aux portes des établissements scolaires. L’expérience clinique démontre une corrélation effroyable entre la consommation excessive de ces spiritueux bon marché et l’explosion de la violence au sein des ménages. Le whisky en sachet est aujourd’hui pointé du doigt comme le principal facteur aggravant et déclencheur des féminicides et des infanticides qui endeuillent nos familles. Sous l’emprise destructrice de ces liqueurs toxiques, les repères de la dignité humaine volent en éclats, transformant le foyer, censé être un havre de paix, en un théâtre d’horreurs. Zéro féminicide, zéro infanticide : tel est le cri de ralliement de l’hôpital et de la communauté qui refusent la banalisation du sang versé. En participant massivement à cette marche, l’Hôpital Central de Yaoundé témoigne de l’urgence absolue de secourir une société en péril et de rappeler que la santé ne se soigne pas seulement dans les salles d’hospitalisation, mais aussi par la prévention et le courage citoyen.
Face à cette menace nationale, l’engagement des blouses blanches résonne comme un appel solennel à l’action. La législation existante doit impérativement s’accompagner d’une prise de conscience générale pour terrasser les réseaux de contrebande. La marche du 19 septembre 2026 rappelle avec force que la paix et la santé ne se décrètent pas, elles se construisent par des actes de courage et de protection mutuelle. Protéger nos enfants, c’est interdire définitivement ces emballages de la mort. Sauver nos familles, c’est refuser que l’alcool de pacotille dicte la loi dans nos foyers. Moins de violences, plus de vies qui comptent, pour l’honneur, la santé et la grandeur du Cameroun.















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