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Hôpital général de Garoua : une semaine de dépistage gratuit des cancers féminins

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L’institution sanitaire a lancé, le lundi 19 octobre 2026, sa campagne de dépistage gratuit des cancers du sein et du col de l’utérus. Jusqu’au 23 octobre, les femmes sont attendues à l’Hôpital général de Garoua pour bénéficier de consultations, de conseils et d’examens de dépistage.

Dès les premières heures de la matinée de ce lundi 19 octobre 2026, l’ambiance est particulière à l’Hôpital général de Garoua. Des femmes franchissent progressivement les portes de cet hôpital avec la volonté de connaître leur état de santé et de prévenir les cancers du sein et du col de l’utérus. Certaines sont venues seules, d’autres accompagnées. Toutes répondent à l’appel lancé par l’institution hospitalière dans le cadre d’Octobre rose, mois consacré à la sensibilisation et à la lutte contre le cancer du sein. Une mobilisation qui traduit déjà les premiers résultats des actions de communication et de sensibilisation menées autour de cette campagne.

Pour accueillir les patientes dans de bonnes conditions, l’Hôpital général de Garoua, dirigé par le Pr Hamadou Bâ, a pris des dispositions particulières. Un espace spécialement aménagé est réservé aux femmes venues bénéficier de cette initiative sanitaire. Dès leur arrivée, elles sont accueillies, orientées et installées par une équipe mobilisée pour la circonstance. Le dispositif permet de faciliter leur prise en charge et de les accompagner à chaque étape du processus. La première étape est celle de l’enregistrement.

Auprès des participantes, le personnel recueille les informations nécessaires avant de les orienter vers les médecins. Le mouvement est progressif. Les femmes passent de l’espace d’accueil aux salles de consultation où les attendent les médecins.
Dans les salles de consultation, les échanges entre médecins et patientes occupent une place importante. Avant les examens, les professionnels de santé prennent le temps d’expliquer les enjeux du dépistage. Qu’est-ce que le cancer du sein ? Comment se manifeste-t-il ? Quels sont les facteurs de risque ? Pourquoi faut-il se faire dépister même en l’absence de signes inquiétants ? Autant de préoccupations abordées au cours de ces rencontres. Les explications portent également sur le cancer du col de l’utérus, ses facteurs de risque, les moyens de prévention et l’importance du dépistage. Les femmes reçoivent ainsi des informations utiles pour mieux comprendre ces maladies qui continuent de représenter un défi majeur de santé publique. Les participantes sont notamment sensibilisées à l’auto-examen des seins. Les professionnels de santé leur expliquent les gestes à adopter pour mieux connaître l’aspect habituel de leurs seins et reconnaître d’éventuels changements.

Parmi les femmes rencontrées sur les lieux figure Madeleine. Comme les autres participantes, elle a fait le déplacement pour prendre soin de sa santé. Sa motivation tient en quelques mots : « Je suis venue pour prévenir le cancer. » Cette campagne, qui se déroule du 19 au 23 octobre 2026, ne se limite pas aux consultations et aux examens de dépistage. Elle comprend également un volet scientifique destiné à renforcer les échanges et le partage des connaissances autour des cancers féminins. Un symposium consacré aux cancers du sein et du col de l’utérus est ainsi annoncé pour le mercredi 21 octobre.

Réaction

« Le message à passer, c’est qu’il ne faut pas avoir peur »

Dr Abba Zeinab, oncologue médicale à l’Hôpital général de Garoua.

Comme vous le savez, Octobre rose est le mois dédié à la sensibilisation et au dépistage du cancer du sein. L’objectif de cette campagne, c’est d’appeler et d’inviter les femmes à venir se faire dépister à l’Hôpital général de Garoua, car le dépistage précoce est une arme pour lutter contre cette maladie.

Pour l’organisation, elle est multidisciplinaire. Nous avons mis en place plusieurs équipes venant de trois services principaux, c’est-à-dire le service d’oncologie, le service de gynécologie, le service d’anatomopathologie et le service de consultation externe. Nous avons également mis en place trois boxes pour le dépistage. Mais avant cela, il y a l’accueil. Après l’accueil, nous dirigeons les femmes pour la prise des paramètres. Ensuite, nous avons trois boxes de consultation. La consultation est donc gratuite. Nous passons ensuite au dépistage au niveau des salles de consultation. Après cela, ces femmes sont dirigées vers le service de radiologie pour les échographies. Pour certaines, pour lesquelles un frottis cervico-utérin est indiqué, elles se dirigent vers le service d’anatomopathologie. Nous avons été vraiment agréablement surpris par la motivation de ces femmes. Ce matin, nous avons commencé par la sensibilisation. Nous avons informé les femmes sur le cancer du sein, les signes d’alerte, les facteurs de risque ainsi que sur la prévention. Il y a l’autopalpation. L’examen clinique doit se faire une fois par an, dès 25 ans. Il y a aussi la mammographie et l’échographie. Les femmes étaient vraiment intéressées. Elles ont posé beaucoup de questions et nous sommes vraiment contents. Le message à passer, c’est qu’il ne faut pas avoir peur. La peur est compréhensible. Mais le cancer, ce n’est pas une condamnation à la mort. Ce n’est pas une fatalité. Le dépistage précoce permet d’obtenir une guérison.

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Marcus DARE

Journaliste Reporter d'Images

Marcus DARE, Journaliste Reporter d'Images, exerçant dans la ville de Garoua dans le Nord Cameroun. Passionné des questions de santé, il mène des recherches et réalise des interview avec les professionnels du secteur afin d'éclairer les populations sur l'éducation à la santé. En plus d'être journaliste, Marcus DARE est juriste.

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