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Hôpital Gynéco-Obstétrique et Pédiatrique de Douala : BENKADI BLOOD pour la gestion du sang

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Ce n’est pas le patronyme d’un individu. Mais plutôt une plateforme digitale conçue et mise officiellement en service le mardi 13 mai 2025.

C’est en fait un processus qui consiste à mettre en place un système efficace de gestion de la banque de sang.

Ainsi donc l’Hôpital Gynéco-Obstétrique et pédiatrique de Douala est de plain-pied dans l’appropriation du numérique pour se positionner comme référence pour la prise en charge des malades et notamment dans la manière de gérer les produits sanguins.

Benkadi blood, a été présenté au Top management dudit hôpital, pour faire comprendre non seulement l’importance de la plateforme, mais aussi son fonctionnement. Et évoquant l’aspect important de la chose, l’on nous situe sur 4 points majeurs à savoir : La sécurité et la traçabilité des produits sanguins – Un meilleur suivi des donneurs pour augmenter le taux de ceux qui donnent deux fois par an – La Transformation des donneurs de remplacement en donneurs bénévoles – L’Anticipation sur la collecte des produits sanguins généralement rares.

Il s’agit en effet d’un changement majeur dans la chaine d’approvisionnement sanguin. On aura d’abord que les données ne sont plus sur du papier. Elles sont toutes numérisées. Cela fait en sorte que, « lorsqu’on a besoin d’une poche de sang en urgence dans un certain groupe, on ne va pas aller fouiller dans les registres, mais on va pouvoir faire facilement la recherche des personnes qui sont du même groupe et qui sont éligibles à faire le don. Et on pourra facilement les contacter. Aussi, lorsqu’il y aura des pénuries de certains produits sanguins de certains groupes de façon spécifique, on pourra facilement dans la base des données et voir ceux qui sont éligibles à et les contacter aisément … », explique Rodin Simo, initiateur de Benkadi blood.

Le besoin annuel est estimé à 400 000 poches

Il fallait y penser dès lors que le besoin est immense. Sur le plan national par exemple, « Le besoin annuel est estimé à 400 000 poches, mais seuls 35 % de la demande peuvent être satisfaits », nous fait encore comprendre Rodin Simo, qui a suivi les mouvements dans la banque de sang de l’Hôpital Gynéco-Obstétrique et pédiatrique de Douala : « 98 % des donneurs sont des donneurs de remplacement, et seulement 2 % sont des donneurs bénévoles. 95 % ne donnent leur sang qu’une seule fois par an. 56 % des donneurs donnent leur sang pour la première fois », a-t-il expliqué. Aussi, « 3 % des produits sanguins sont détruits en raison de leur péremption. 35 à 45% des receveurs ne remplacent pas le sang pris. Le sang est collecté de manière aléatoire, ce qui peut entraîner des pénuries pour certains types de produits ». Facile donc de comprendre l’urgence de faire avec un logiciel de qualité pour approvisionner la banque de sang de cette structure hospitalière qui est très sollicitée « L’HGOPED est la seule formation sanitaire de la ville à produire constamment du sang phénotypé. Plus de 20 hôpitaux de la ville s’y approvisionnent régulièrement. 45 % à 55 % du sang collecté à l’HGOPED est utilisé par des structures externes », va-t-on nous révéler.

Une grande problématique

Une information confirmée par le Professeur Emile Mboudou : « L’approvisionnement en sang dans les hôpitaux est une grande problématique. Nous savons que beaucoup de vies sont perdues parce que le sang n’est pas disponible », va déclarer le Directeur général de l’HGOPED pour qui, « l’application Benkadi blood va permettre d’augmenter les possibilités de collecte de sang. Ce qui va permettre à ce que, nous ayons toujours du sang disponible. Et surtout un réseau où nous pouvons facilement avoir des gens pour venir donner du sang à l’hôpital lorsque nous en avons besoin », va-t-il encore dire en rassurant : « On dit souvent que pas d’intérêt, pas d’action. Nous avons intérêt à ce que ces outils fonctionnent. C’est surtout les appareils informatiques qu’il faudrait maintenir. Assurer les mises à jour certainement des logiciels. C’est quelque chose qui est unique au monde », a dit le Pr. Emile Mboudou après les démonstrations pratiques. Tout est donc prêt à la banque de sang de l’HGOPED.

Alphonse Jènè

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