Une rencontre multi-acteurs s’est tenue le 21 octobre 2026 à Garoua ayant permis d’identifier les obstacles à l’accès aux soins et de formuler un plaidoyer en faveur de solutions adaptées aux réalités des communautés.
L’accès équitable aux soins de santé constitue un défi pour de nombreuses populations de la région du Nord. Entre les difficultés économiques, les contraintes géographiques et les insuffisances qui peuvent affecter l’offre de soins, certaines communautés rencontrent encore des obstacles pour bénéficier des services de santé essentiels.
Face à cette situation, la mobilisation de l’ensemble des acteurs apparaît comme une nécessité. C’est dans cette perspective que s’est tenue, le mercredi 21 octobre 2026 à Garoua, une rencontre multi-acteurs consacrée à l’amélioration de l’accès aux soins et services de santé primaires et à la réduction des inégalités sanitaires grâce à la veille communautaire.
Cette rencontre a réuni autour d’une même table les responsables des formations sanitaires, les représentants de la délégation de la santé, les médias communautaires. Des acteurs aux responsabilités différentes, mais dont les interventions peuvent contribuer à améliorer les conditions d’accès aux services de santé. L’objectif était de créer un cadre de dialogue inclusif et fondé sur des faits, permettant aux différentes parties prenantes d’examiner les réalités du terrain, de partager leurs expériences et de réfléchir ensemble aux réponses à apporter aux difficultés rencontrées par les populations.
La veille communautaire repose sur la participation des communautés à l’identification et à la remontée des difficultés observées dans l’accès aux services de santé. Elle permet de recueillir des informations provenant du terrain, de faire entendre les préoccupations des usagers et de favoriser un dialogue avec les responsables du système sanitaire.
Au-delà de la présentation des données, les travaux ont accordé une place importante aux discussions sur les défis liés à l’accès aux soins de santé primaires. Dans une région où certaines populations vivent loin des formations sanitaires, les questions de proximité des services, de disponibilité des prestations et de capacité financière des ménages constituent des préoccupations importantes. À ces difficultés peuvent s’ajouter le manque d’informations sur les services disponibles, certaines pesanteurs socioculturelles et les réticences qui retardent parfois le recours aux soins. Les échanges ont permis aux différentes catégories d’acteurs de partager leurs perceptions des obstacles à l’accès aux soins et de réfléchir aux possibilités d’amélioration.
Les discussions ne se sont pas limitées à un simple partage d’expériences. Elles ont également débouché sur un travail de formulation de recommandations concertées, destinées à répondre aux barrières d’accès aux soins identifiées.
Réaction
« Chaque groupe a essayé de ressortir sa note de plaidoyer »

La rencontre de ce jour était une rencontre multi-acteurs qui avait pour thème, l’amélioration de l’accès aux soins et services de santé primaire afin de corriger les dysfonctionnements que nous rencontrons sur le terrain. C’est une rencontre multi-acteurs, pourquoi? Parce que nous avons déjà eu à faire des rencontres avec des chefs de centres, de districts, les observateurs et la communauté. Aujourd’hui, nous avons voulu que la rencontre soit vraiment rependue, qu’il y ait toutes les couches et les représentations. Il y avait des chefs de quartier, les représentants de la délégation régionale, district, départementales, les services sociaux et les médias, les acteurs de la société civile et les membres. Nous avons mis sur le terrain des observateurs qui nous ramenaient des dysfonctionnements qui se passent dans nos centres de santé. Aujourd’hui, la question était de leur présenter les rapports de ces différents centres qui ont été relevés afin que tous ensemble, ils puissent corriger et nous dire si c’est exact ou pas. Ils arrivent à nous donner leurs recommandations par rapport à tout ce qui était relevé et nous donner les directives, comment est-ce que nous pouvons faire pour corriger tous ces dysfonctionnements. C’est pourquoi vous avez vu tout au long de l’atelier, nous avons essayé tout d’abord de présenter l’outil TAO qui nous permet à nos observateurs qui sont sur le terrain de travailler. Après l’outil TAO, nous avons déroulé les rapports des données de terrain et après ces rapports de terrain, nous avons organisé des travaux de groupe qui leur permettaient de répondre aux questions. Et après leurs recommandations, il fallait qu’ils nous ressortent les notes de plaidoyer. Chaque groupe a essayé de ressortir sa note de plaidoyer. Nous allons essayer de consolider et de ressortir une note de plaidoyer de l’atelier et qui a été signée par tous les participants. À notre niveau, nous avons un bailleur qui est Positive Generation.












































































































































































































































































