Entre immersion au cœur des laboratoires de référence et consécration des meilleurs talents, la deuxième édition du Forum national des jeunes chercheurs s’est achevée ce 25 septembre à Yaoundé sous le signe de l’excellence et de l’approche Une Seule Santé.
Rassembler l’élite montante de la recherche camerounaise, honorer le génie inventif de la jeunesse et consacrer la primauté de l’approche Une Seule Santé face aux urgences planétaires illustrent la vitalité d’une communauté scientifique en plein renouveau. C’est sous le signe de cette promesse d’avenir et d’une rigueur
académique rigoureusement assumée que s’est achevée la deuxième édition du Forum national des jeunes chercheurs. Du 23 au 25 septembre 2026, le Palais des Congrès de Yaoundé a battu au rythme des réflexions de pointe autour du thème central axé sur l’équité et l’innovation au cœur des défis globaux de santé. L’épilogue de ces trois jours d’effervescence intellectuelle s’est joué ce vendredi 25 septembre, entre consécration des talents, immersion au cœur des laboratoires de référence et célébration éclatante de la relève.
L’une des grandes innovations de cette manifestation scientifique aura sans conteste été l’audacieuse incursion des participants dans l’arène concrète de la recherche nationale à travers des visites d’immersion d’envergure dans les fleurons scientifiques de la capitale, notamment au Centre de Recherche sur les Maladies Émergentes et Réémergentes, à l’Institut de Recherche Agricole pour le Développement, au Centre de Recherche sur les Maladies Infectieuses, à l’Institut Supérieur de Recherche Scientifique et Médicale ainsi qu’au Centre Pasteur du Cameroun. Au-delà de la découverte émerveillée des équipements de pointe, cette démarche méthodologique a permis aux participants de s’imprégner des flux de travail en laboratoire et de mesurer l’étendue des infrastructures disponibles à l’échelle nationale pour lever les barrières psychologiques et éviter l’exode prématuré des vocations. Cet ancrage pratique a été précédé d’ateliers de formation ciblés, centrés sur l’organisation du travail et l’utilisation responsable de l’intelligence artificielle pour outiller la jeunesse vers une recherche éthique et performante.
Le point d’orgue de cette grand-messe s’est déroulé sous les auspices de monsieur Eyenga Elisée, conseiller technique représentant personnel du ministre de la Santé publique, Malachie Manaouda. Prononcée dans un amphithéâtre comble du Palais des Congrès, la cérémonie a enregistré la participation remarquée du Dr Suzanne Belinga, directeur général par intérim du Centre Pasteur du Cameroun, ainsi que de l’illustre professeur Rose Leke, invitée spéciale de cette édition. Prenant la parole, la directrice générale par intérim s’est félicitée de voir le forum s’imposer comme un terreau fertile d’où émerge la future intelligentsia sanitaire tout en saluant l’engagement indéfectible des partenaires et sponsors. La reconnaissance institutionnelle s’est matérialisée par la remise de prix et de distinctions hautement symboliques récompensant la créativité, l’originalité méthodologique et l’impact sociétal des travaux présentés.
L’apothéose émotionnelle de cette journée de clôture est intervenue lors de la proclamation des lauréats où douze distinctions ont été décernées pour encourager la recherche appliquée et l’audace scientifique. Parmi les moments forts de cette tribune de l’excellence, l’on retiendra la remise des récompenses mettant à
l’honneur le prix coup de cœur dédié aux maladies tropicales négligées, le prix de participation à l’académie pré-forum, le prix du leadership féminin, ainsi que les prix de la communication affichée sous forme de poster. La dynamique s’est poursuivie avec les lauréats des communications artistiques en slam et en pitch, le prestigieux prix de la communication orale, le très couru prix de l’innovation one health, pour s’achever par le couronnement suprême venu récompenser l’excellence et l’audace des chercheuses à travers les distinctions majeures de la catégorie. En baissant le rideau sur ces travaux, le forum a démontré qu’en unissant formation rigoureuse, immersion pratique et reconnaissance des talents, le pays se dote des outils nécessaires pour bâtir une souveraineté sanitaire solide et résiliente.








