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Inondations au Ghana : L’OMS renforce la riposte sanitaire

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Le 28 août 2026, l’OMS a remis six kits sanitaires d’urgence et 600 tests rapides de dépistage du choléra à l’Organisation Nationale de Gestion des Catastrophes (NADMO), afin de renforcer la surveillance des maladies dans les communautés touchées par les inondations du 29 juin.

Une catastrophe aux lourdes conséquences

Le 29 juin dernier, de fortes pluies ont provoqué d’importantes inondations dans plusieurs régions du Ghana. Dans la seule région du Grand Accra, 38 802 personnes ont été affectées et 7 761 ménages déplacés dans 25 communautés, selon les données communiquées par les autorités. Douze personnes avaient perdu la vie et sept autres étaient encore portées disparues dans les premières évaluations de la catastrophe.

Les dégâts ne se sont toutefois pas limités aux habitations et aux infrastructures.

Les inondations ont également perturbé des services essentiels et fragilisé les conditions d’accès à l’eau, à l’hygiène et à l’assainissement. Dans plusieurs zones, des toilettes et des puits ont été submergés, tandis que des réseaux d’approvisionnement en eau ont été endommagés. Ces perturbations augmentent le risque de contamination des sources utilisées par les populations.

Le choléra en première ligne

Dans ce contexte, la principale inquiétude concerne les maladies à transmission hydrique. L’eau contaminée et les mauvaises conditions d’hygiène peuvent favoriser la propagation du choléra, de la diarrhée et d’autres infections intestinales. Le Ghana Health Service avait déjà appelé les habitants des zones affectées à ne pas consommer d’eau ou d’aliments ayant été en contact avec les eaux de crue et à renforcer le lavage des mains.

Les eaux stagnantes constituent également un autre problème. Elles offrent des conditions favorables à la prolifération des moustiques, ce qui peut accroître le risque de paludisme, de dengue et d’autres maladies vectorielles. Dans la région de la Volta, les services d’hygiène avaient ainsi lancé des opérations de désinfection et de désinfestation dans les communautés touchées afin de limiter le risque d’apparition de foyers épidémiques.

Des tests pour détecter rapidement le choléra

Face à ces risques, l’OMS a renforcé les moyens disponibles sur le terrain. Le 28 août, l’organisation a remis à la NADMO six kits sanitaires d’urgence interagences ainsi que 600 tests de diagnostic rapide du choléra. La valeur de ces fournitures dépasse 60 000 cédis ghanéens.

Les kits doivent permettre de soutenir la continuité des services de santé dans les communautés affectées, tandis que les tests rapides doivent faciliter la détection et l’investigation des cas suspects de choléra. L’objectif est de pouvoir identifier rapidement une éventuelle flambée et d’éviter qu’elle ne prenne de l’ampleur.

Pour l’OMS, le recul des eaux ne signifie donc pas la fin des risques. Les conséquences sanitaires d’une inondation peuvent se prolonger plusieurs semaines après la catastrophe, notamment lorsque les infrastructures d’eau et d’assainissement restent endommagées.

Maintenir la vigilance

L’organisation entend poursuivre son appui au Ghana Health Service, particulièrement dans le domaine de la surveillance du choléra et de la préparation

de la riposte. La NADMO et les services de santé doivent ainsi continuer à suivre l’évolution de la situation dans les communautés affectées.

Au-delà de l’urgence, les inondations rappellent surtout l’importance de disposer de systèmes de surveillance capables de détecter rapidement les menaces sanitaires après une catastrophe. Dans les zones où l’eau potable, l’assainissement et la gestion des déchets ont été perturbés, la prévention reste déterminante pour éviter qu’une catastrophe environnementale ne se transforme en crise sanitaire.

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Zanga Ornéla, journaliste dans le groupe Echos Santé, Licence professionnelle en sciences et techniques de l’information et de la communication à l’ESSTIC. Écris et parle parfaitement le français et l’anglais.

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