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Journée internationale de la kinésithérapie 2026 : L’EMAT célèbre la santé par le mouvement à Yaoundé

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En célébrant la Journée internationale de la kinésithérapie le 9 septembre 2026, le Centre médical militaire de l’EMAT à Yaoundé a mis l’accent sur la prévention et la rééducation des AVC et maladies cardiovasculaires. Entre dépistages et conférences, les experts ont rappelé l’urgence d’une prise en charge précoce.

À l’occasion de la Journée internationale de la kinésithérapie, célébrée ce mardi 9 septembre 2026, le Centre médical militaire de l’État-major de l’armée de Terre (EMAT) à Yaoundé a vibré au rythme d’une mobilisation scientifique et médicale d’envergure. Au menu de cette journée particulière : consultations gratuites, dépistage cardiovasculaire et conférences publiques. Marquée par la présence de hauts responsables de l’armée de terre, notamment le colonel Foumane, cette rencontre a mis en lumière un thème d’une importance capitale : *« La kinésithérapie dans la prévention, la prise en charge et la rééducation des maladies cardiovasculaires et des AVC ».

Dans un contexte épidémiologique mondial et national marqué par la montée en puissance des maladies non transmissibles, le choix de cette thématique s’impose comme une urgence de santé publique. Longtemps perçue comme une simple discipline de massage ou de traumatologie sportive, la kinésithérapie s’affirme désormais comme un maillon incontournable et vital de la prise en charge globale des pathologies cardiovasculaires et des accidents vasculaires cérébraux (AVC).

Un échange édifiant axé sur la prévention et les facteurs de risque

Structurée en quatre axes majeurs, la conférence a permis aux praticiens du CMM de l’EMAT de livrer un enseignement dense et accessible au public venu nombreux. Prisca Meten, kinésithérapeute, a ouvert le débat en décortiquant les facteurs de risque cardiovasculaire. Elle a d’abord rappelé l’existence de facteurs non modifiables tels que l’âge (le déclin physiologique à partir de 55-60 ans), le sexe, le terrain héréditaire ou la drépanocytose, dont la forme falciforme des hématies prédispose fortement aux AVC.

L’accent a surtout été mis sur les facteurs modifiables, sur lesquels le citoyen peut et doit agir : hypertension artérielle, diabète, obésité, alcoolisme, tabagisme ou stress. Prisca Meten a fermement mis en garde contre la sédentarité, trop souvent confondue à tort avec le sport : « La sédentarité est la mauvaise répartition de l’activité physique sur 24 heures. On ne peut pas compenser une semaine immobile au bureau par deux heures de sport intense le dimanche. Le corps a besoin d’un mouvement quotidien pour éliminer ses déchets métaboliques.

Signes d’alerte, protocole FAST et rééducation précoce

Savoir reconnaître les signes pathognomoniques constitue le second pilier de la sensibilisation. Douleurs thoraciques compressives au niveau précordial, œdèmes des membres inférieurs, cyanose ou essoufflements anormaux doivent alerter sans délai. Pour l’AVC, caractérisé par sa survenue brutale (aphasie, paralysie, troubles visuels), les conférenciers ont vulgarisé l’utilisation du protocole international FAST : Face (visage dévié), Arm (bras ou jambe défaillant), Speech (parole trouble)

et Time (urgence absolue d’appeler les secours).

Prenant la parole, le kinésithérapeute Odilon Mbock a détaillé la prise en charge multidisciplinaire impliquant cardiologues, neurologues, infirmiers et rééducateurs. La rééducation fonctionnelle s’articule autour de trois phases précises : la prévention des complications d’alitement (4 à 10 jours), l’amélioration de la tolérance à l’effort par le renforcement musculaire progressif, et enfin la reprise d’autonomie et de la marche. Les experts ont souligné l’importance cruciale d’une prise en charge précoce dès les 30 premiers jours afin de maximiser les bénéfices de la plasticité cérébrale.

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Junior NTEPPE KASSI, 33 ans, est un journaliste scientifique camerounais au Groupe Échos Santé. Spécialiste de la médecine du sport, il met sa passion au service de l'information médicale de pointe.

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