À l’occasion de la Journée mondiale de l’habitat, la Communauté urbaine de Maroua a reçu une balayeuse mécanique du ministère de l’Habitat et du Développement urbain. Un équipement qui vient renforcer les moyens consacrés à l’entretien des artères, des marchés et des espaces publics de la capitale de l’Extrême-Nord.
Maroua est, ce 5 octobre 2026, au centre de l’attention autour de l’habitat et du développement urbain. La ville accueille la célébration nationale de la Journée mondiale de l’habitat, un rendez-vous consacré cette année à la question du logement et à la construction de villes capables de répondre aux besoins des populations. Pendant une semaine, responsables publics, collectivités territoriales, universitaires, experts, partenaires au développement et acteurs du secteur privé ont échangé sur les défis qui entourent l’urbanisation au Cameroun.
Placée sous le thème mondial « Un logement décent pour tous », cette édition s’inscrit au Cameroun sous le thème national : « Un toit digne pour chaque famille, des villes durables inclusives, intelligentes et résilientes pour tous à l’aune du Septennat des Grandes Espérances ». Une formulation qui élargit la réflexion au-delà de la seule construction des logements. Elle pose également la question de l’accès aux services urbains, de l’assainissement, de la gestion des déchets, de la mobilité et de la résilience des villes face aux changements climatiques.
Cette semaine a été ponctuée par plusieurs activités. Des tables rondes et sessions scientifiques ont permis de discuter du foncier, des nouvelles technologies, de l’intelligence artificielle, du financement du logement, des matériaux locaux et de la planification urbaine. Un Village de l’habitat installé à l’esplanade de la salle polyvalente a également permis au public de découvrir plusieurs initiatives portées par les administrations, les collectivités et les partenaire.
Mais l’habitat ne se limite pas aux murs d’une maison. Il renvoie également à l’environnement immédiat dans lequel vivent les populations. Dans une ville comme Maroua, confrontée à une croissance urbaine continue, la propreté des rues, l’entretien des espaces publics et la gestion des ordures constituent des préoccupations quotidiennes. C’est dans cette logique que des actions d’hygiène et de salubrité ont été conduites dans la ville le dimanche 4 octobre, en prélude à la célébration officielle.
Dans cette bataille pour des villes plus propres, les maires occupent une position stratégique. Les collectivités territoriales sont directement confrontées aux réalités des quartiers : dépôts sauvages, entretien des voies, gestion des espaces publics et sensibilisation des habitants. Leur responsabilité est donc essentielle pour transformer les politiques nationales en actions visibles sur le terrain. À Maroua, cette responsabilité se traduit notamment par le renforcement des moyens consacrés à l’entretien de la ville.
C’est justement l’un des faits marquants de cette Semaine de l’habitat. Le ministère de l’Habitat et du Développement urbain a remis une balayeuse mécanique à la Communauté urbaine de Maroua. L’équipement doit notamment contribuer à l’entretien des principales artères aménagées, des abords des marchés et des espaces publics, tout en renforçant les capacités locales en matière de gestion des déchets. Célestine Ketcha Courtès, ministre de l’Habitat et du Développement urbain : « Le renforcement des capacités opérationnelles des CTD en matière de salubrité s’inscrit pleinement dans l’atteinte des objectifs de développement durable.
Pour la ministre, l’équipement remis à la ville de Maroua ne constitue donc pas une simple dotation matérielle. Il s’inscrit dans une démarche plus large visant à donner aux collectivités les moyens d’assumer efficacement leurs missions. Dans une ville en pleine transformation, l’entretien des infrastructures nouvellement réalisées doit aller de pair avec leur utilisation responsable et leur maintenance régulière.
Le défi reste toutefois plus large. Une balayeuse mécanique peut améliorer l’entretien des principales artères, mais la lutte contre l’insalubrité nécessite une organisation permanente. Elle suppose une meilleure coordination entre les communes, les services techniques, les opérateurs de collecte, les comités de quartiers et les populations. La sensibilisation des citoyens demeure également indispensable, notamment sur le respect des espaces publics et l’abandon des déchets.












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