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La sève de bubinga : Un liquide aux vertus antipaludiques

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Publié le · Échos Santé
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Grâce à leurs principes actifs amers, ces extraits agissent comme de puissants fébrifuges, tout en luttant contre l’anémie et la fatigue intense provoquée par la destruction des globules rouges.

La sève du Bubinga, un liquide aux propriétés antipaludiques

Au cœur des traditions et pharmacopées d’Afrique centrale, le Bubinga, de son nom scientifique Guibourtia tessmannii ou G. demeusei, occupe une place de choix. Considéré comme un arbre protecteur, il est particulièrement réputé pour ses vertus antipaludiques. Dans la pratique traditionnelle, le liquide qui s’écoule de son écorce ou les décoctions de celle-ci sont largement sollicités pour faire chuter les fortes fièvres : « Ma grand-mère avait souvent l’habitude de récolter l’eau de cet arbre qu’elle associait à d’autres écorces et plantes pour traiter la fièvre due au paludisme », confie Antoine, un riverain. Grâce à leurs principes actifs amers, ces extraits agissent comme de puissants fébrifuges, tout en luttant contre l’anémie et la fatigue intense provoquée par la destruction des globules rouges.

Un arbre aux propriétés fébrifuges

Souvent qualifié d’« arbre mère » énergétique, le Bubinga est rarement employé seul. Les tradipraticiens le marient souvent en synergie avec d’autres plantes locales telles que le Spathodea campanulata (flamboyant d’Afrique) ou le Pycnanthus angolensis (Eteng) pour amplifier son action thérapeutique, comme l’explique le Dr Ibrahim, un naturopathe : «

Administrées par voie orale ou en bains corporels pour apaiser l’organisme, ces préparations témoignent d’un savoir-faire ancestral ancré dans le quotidien des populations rurales pour lutter contre le paludisme. »

Précautions et conseils d’usage

Cependant, la médecine moderne appelle à une extrême vigilance. Si les enquêtes ethnobotaniques confirment l’usage de ce remède, il n’existe à ce jour aucune validation clinique scientifique prouvant qu’il peut guérir définitivement une infection à Plasmodium falciparum. Le paludisme demeure une urgence médicale critique pouvant évoluer rapidement vers des formes mortelles. S’en remettre exclusivement à une décoction non dosée comporte des risques majeurs, pouvant retarder une prise en charge indispensable par les traitements validés par l’OMS, tels que les combinaisons thérapeutiques à base d’artémisinine.

De plus, l’absence d’études approfondies ne permet pas de maîtriser les dosages ni d’écarter les risques de toxicité hépatique ou rénale, particulièrement chez les populations vulnérables comme les femmes enceintes et les jeunes enfants. Enfin, un autre défi pèse sur cet héritage : le Bubinga est une essence forestière précieuse, menacée d’extinction en raison de la déforestation et d’un écorçage excessif.

Si la sagesse populaire perpétue ce lien intime entre l’homme et la forêt, la prudence sanitaire et écologique impose aujourd’hui d’allier respect des traditions et recours incontournable aux structures de santé modernes. À utiliser donc avec discernement : le Bubinga et ses dérivés sont une véritable officine à ciel ouvert.

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